lundi 19 avril 2010

Type O Negative : World Coming Down


Je vous l'ai déjà faite, ma théorie sur le goth, et comment les seuls métalleux qui l'ont - parfois - ne sont certainement pas les tenants d'une étiquette goth-metal aussi ordinairement usurpée que celle de post-hardcore, mais les doomeux ? Nous l'ont prouvé : The Wizar'd, Katatonia, Paradise Lost, Anathema, Reverend Bizarre, The Wounded Kings, The Gault ... Vous en voulez encore ? Ça tombe bien, pour une fois la question n'est pas rhétorique : blam, World Coming Down dans la bouche. Dès le début, badaboum, "White Slavery" : si t'as déjà entendu plus doom, plus misérablement abattu et fier de l'être, tu m'appelles (je te donne pas mon numéro, hein ...), et ça déjà c'est un peu comme qui dirait l'essence de la doomessence, vise un peu cette morgue à friper d'humiliation Sami Hyninen comme une pauvre couille, accouplée à cette lassitude extrême extrêmement affectée à faire passer feu Rozz Williams pour Jamey Jasta. Traînage de patins par pur existentialisme dandyfique, voilà où le goth met sa déculottée au fatalisme petit joueur du doomeux, sauf si le doomeux est goth, auquel cas il peut par-dessus le marché étirer le machin au point où l'absurdité elle-même se sent toute conne, cqfd ... Hmmmmm ...

Hein ? Le reste du disque ? Le reste du disque se mérite, imbéciles, quant à moi j'ai dû y revenir et y rerevenir mainte pénible fois pour sentir en fin à quel point il était à la hauteur de ce définitif introït - tellement ce reste est outre l'outrageusement goth, et qui plus est in drags dans les habituelles fanfreluches Beatles avec lesquelles le récent défunt ne pouvait s'empêcher de faire le pitre - donc vous aurez pareillement l'obligeance de vous sortir un ou deux doigts du trou de balle (quand vous sentez que la volonté faiblit, repassez ici tomber un œil sur la pochette, et appelez-moi aussi si vous vous sentez pas pousser un deuxième nœud, quelque part ...).

Aucun commentaire: