lundi 31 mai 2010

Kylie Minogue : Can't Get You Out of My Head

Tant qu'on s'autorise à taper dans le gang des blondes, autant y aller franco et ne pas laisser notre petite Gagaounette orpheline en de si hostiles contrées, d'ici qu'elle y apprenne à survivre en vampirisant ce qui nous restait de testostérone.

Avec un pareil miracle de pop-clubouille, qui a bercé tous nos premiers bisous, et quand en plus on tombe pas trop loin avec ce clip très Gaga en germe, dans l'esthétique un peu horrible/géniale, sauf que, et c'est là que j'en ai toujours la mâchoire qui se décroche, chez Sex-Kylie il y a ce petit talent incroyable pour rester glamour, douceur et bonbon sans jamais tomber dans le pur vulgos ; c'est un peu comme si finalement, à l'adolescence notre nounours préféré avait pris vie en la forme d'une grande et belle femme, rêveuse et aimante, qui ronronne quand on lui donne du raisin.
Que nourrira donc à jamais l'honnête homme, sinon du charisme et un joli sourire.

dimanche 30 mai 2010

... and Oceans - Cypher


Voilà, bon. De l'intérêt tout relatif qu'on put accorder à Am God le bien-nommé, avec ses compos de glam-cyborg qui boucle en adrénaline, on tomba bien plus bas avec un disque, ce Cypher, qui ne prend même plus la peine de faire semblant d'être extrême et vire proprement et sans histoires à l'ebm-metal-glam-pompier auquel finalement ne manque que les trompettes et les bikinis cuirs, qui à l'époque avaient malheureusement déjà signé pour dix ans chez Manson, pour que je me lève et le sanctifie d'un tonnerre d'applaudissements Goebbelsien.
Que cela ne tienne, ça laissera le temps d'essayer de comprendre ce qu'ils ont bien voulu faire avec cette pochette, ces titres qui ressemblent à rien, et ce booklet en l33t. Peut-être qu'il y a du concept là derrière ? Je m'en fous moi ; plus loin : le premier qui essaie de m'expliquer avec sa science je lui en colle une, oh.
Du reste, qu'est-ce que ces compos sont moches, à peu de choses, je m'essaierais à une métaphore sur la seconde trilogie Star Wars et plus particulièrement La Menace Fantôme (là par contre, si quelqu'un veut m'expliquer, j'écoute). Mais ce n'est probablement ni suffisamment geek, ni encore moins communiste dans le sang (encore qu'il y ait ce petit côté Stasi du futur, ou In Flames réplicant 3.0, j'aime bien). Mais c'est vrai aussi que j'aurais pu lui faire bien meilleure presse en me la fermant.

Triptykon: Eparistera Daimones


Chose promise, chose dûe - appelez ça retournage de veste si vous le souhaitez, ça ne me dérange pas, c'est même un plaisir - une fois passé l'odieux moment de picotement, quand on réalise la connerie plus grosse que soi qu'on a dite, c'est à dire.
Il y avait donc bien une couille quelque part dans ce potage, dans cet album qui n'était même pas d'un style identifiable qui serait tombé à plat, cet album qui ne ressemblait à rien sinon une coulante, cet album qui me manquait totalement comme cible.
Et en vérité ses riffs ne ressemblent à rien, de très connu, surtout pas en tous cas à des chansons metal efficaces, compactes, fonctionnelles, parce qu'il ne fait pas du metal, le metal est simplement la glaise dont il façonne ses architectures cyclopéennes, ses piles de falaises sinistrissimes, ses chaînes de paysages dominateurs dont la désolation tient autant de Giger que du Silmarillion, sa musique théâtrale aux dimensions ni de ce monde ni de cet âge, une musique astringente, cruelle, drapée dans la suie, huileuse, pensez Üdü Wüdü, pensez Antithesis of Light, pensez Marc Almond à cornes et à tronche de six pieds de long, pensez Rozz Williams anabolisé - tiens, oui, Tom est de la famille de Glen Danzig : not of this world.
En fait, à tout seigneur tout honneur, je suis à une feuille de cigarette de penser que ce fameux et définitif bloc s'applique mieux ici. Si ce n'est que Tom se contemple bigger than satan.

samedi 29 mai 2010

The Highwaymen (Waylon Jennings, Kris Kristofferson, Willie Nelson, Johnny Cash) "highwayman"


Ou comment quatre vieux fils de pute t'expliquent posément la vie à l'ancienne, une vielle chiennerie zen de réincarnation à base de désespoir lumineux comme le désert, et comme ils disent : and again, and again, and again ...
Comme dirait Little-Axe, meilleur moment pour écouter la chanson : à deux heures du mat' avec ta belle-doche préférée et un armagnac maison - et jamais moins de quatorze fois de rang.

vendredi 28 mai 2010

Pro Pain : Act of God

Rien de ce que je pourrai dire ne saura vous faire partager mon amour inconditionnel pour ce disque. Idem, aucun contre argument de votre part ne me fera revenir là dessus. Pourquoi ? Je vais vous le dire. Vous voyez au fond de la salle de répet là... le connard en polo avec sa gratte au niveau des rotules ? Ben il kiffe Pro-pain. Walà, c'est tout. Et on pourra rien y faire.
C'est Crowbar en mode urbain, Biohazard en plein revival skinhead. Bref, une véritable foire au slip et à la moustache.


Meilleur moment pour écouter le disque: apres s'être réincarné en boeuf de Kobé.

The Eighties Matchbox B-Line Disaster : Blood & Fire


Le premier album était une harpie gothabilly telle que je le recenserais plutôt en sleazethrash maquillé-entaillé à la caillasse de charbon frais.
Le second était un lover de cauchemar tutti frutti d'une morgue caprine pétrifiante.
Le ci-devant troisième sera tout cela à la fois. Avec, comme si ça n'était pas déjà assez fatal, cette touche supplémentaire, en-deçà et au-delà du tubesque, cet insaisissable tour de main reptiliennement pop, ce don pour faire des morceaux qui langoureusement te forent un orifice tout neuf, tout en too much ou tout en noblesse aride, tu sais pas bien sinon que tu sais pas refuser ... haletant, voilà, tout à fait, et renversant, et charbonneusement satyre - j'ai dit, qu'on tenait certainement là le western de l'année ? Je vais définitivement cesser de chercher chez ces lavasses de Woven Hand un wilderness qui n'y est pas - et qu'on ne me parle pas de religiosité, ma religion est ici.

The Unknown Project, 27/05/10, le Mojomatic, Montpellier


The Unknown Project : est vaste, et pas que par la pléthore de truands sur scène, la moitié en masques blancs l'autre en lunettes noires ; à en semer avec amour le serial namedropper, ou à réveiller l'hulk namecarpetbomber, au choix : Steroid Maximus, Firewater, Motherhead Bug, Bohren (sous coke), Zombi (sous couilles), Heart in Mouth, blablabla, et vous échappez aux références trve jazz(funk) que je ne possède pas - et compact avec ça, dense que jamais ça n'est autre chose que The Unknown Project, sa propre mouture de riffs de cuivres rouleaux-compresseurs et ramasse-miettes, impassiblement classicisme, son propre flambage de tangojazznoir de souk, bref, on a compris : GIFLE

Dure-Mère : blasting tango, potentiellement sympathique, mais la fatigue l'a emporté

Zerö : pas motivé à la base anyway ...

jeudi 27 mai 2010

Lair of the Minotaur : The Ultimate Destroyer


On a retrouvé les balloches de Tom Gabriel, à ce qu'il semble. Dans un trou d'eau croupie. Plutôt florissantes à vrai dire.

mercredi 26 mai 2010

Eros necropsique : charnelle transcendance (nan mais déjà, le titre quoi...)

Peut-être le truc le plus horripilant du monde juste après des poids lourds qui se doublent sur l'autoroute. A propos de cet album je citerai ici le philosophe, qui à peu près en ces termes en a dit : putain, sur deux instruments il y en a un qui est pas carré et l'autre c'est une boite à rythme.
Meilleur moment pour écouter le disque : jamais. Ne l'écoutez pas. Je ne sais même pas ce qui m'a pris de le chroniquer.

Extra Life, 25/05/10, le Baloard, Montpellier


Eh oueh, ici on n'a pas que du mathnoise, on a aussi le groupe dont tout le monde parle. Du coup, je vois pour la première fois les gens qui parlent ici, et ils sont comme partout ailleurs : des fâcheux à lunettes et des piches à frange - et même quelques piches-piches, tiens.
Pas grave, puisque Extra Life a fait exactement ce que je rêvais de vous décrire : n'étant pas incollable sur leurs compos je ne saurais vous dire de quoi était faite leur setlist, ainsi harmonieusement interprétée toute à la façon du premier album, que vous trouverez chroniqué ici et qui a ma préférence, sur le second que vous trouverez chroniqué partout.
Extra Life, vous l'avez forcément déjà lu quelque part, c'est la rencontre de la musique médiévale et de la spasmophilie électriquement assistée, et en concert ça ne se manque pas, ne fût-ce que pour mesurer, avec le son nature, combien la violence du fatras repose sur un batteur gaulé comme Ben Koller et dont l'abattage fait passer John Stanier pour exorable, humain, et confus ; produit probable des amours de Will Sharf et la boîte à rythme d'Austerity Program ; lequel bourreau a d'ailleurs tant et si bien équarri cérémoniellement, qu'il a réussi à éclater sa pédale, contraignant le groupe à épuiser sa réserve de "ballads" (des gigues schizoïdes), puis de morceaux au stade de la répète, puis de morceaux au stade de la piaule-session - avant que le staff local ne parvienne à bricoler une réparation juste à temps pour une conclusion à l'enclume.
Arty indeed.

mardi 25 mai 2010

Zend Avesta : Organique


Jazz-technoir cooler than cool, tout de cuir liquide et glacé, pour refonte melvillienne du Déjà Mort d'Olivier Dahan, qui basculerait aussi naturellement qu'un luxueux cauchemar dans le fantastique, sans perdre un fil d'altière élégance (gothique ?).
Femme fatale ne se traduit pas, dans les autres langues, n'est-il pas vrai ?

Blood of Kingu : Sun in the House of the Scorpion


Un genre de retraite de Russie avec Hate Forest dans le rôle des troupes du Corse, dépiautées dans leur course par la secte d'Esquimaux cannibales qu'ils ont dérangée en poussant un peu trop loin la promenade.
Je vous prie de croire que ça gueule.

lundi 24 mai 2010

The Austerity Program : Backsliders and Apostates Will Burn


The Austerity Program, c'est ce type qu'on a tous eu dans sa classe un jour ou l'autre dans sa scolarité, mal gaulé comme pas permis, deux ans d'avance, un abominable duvet noirasse, une voix grêle et fétide, imbattable en maths, imbattable en autisme, et dont tout le monde se payait la fiole avec largesse et cruauté parce qu'il ne répliquait jamais rien que sourires mi-nerveux mi-benêts.

Et Backsliders and Apostates will Burn, c'est le jour où la police est venu l'emmener, parce qu'il a répliqué.

samedi 22 mai 2010

Triclops! : Helpers on the Other Side


Amour et nature. Acides et sirops de fruits. Cabrioles et farandoles dans la campagne. Soleil. Plaisir. Merveilles. Houses of the Holy. Close to the Edge. Bacchus. Priape.
Il ne fait aucun doute qu'on écoutait cet album en boucle sur le pont du bateau d'Ulysse.

vendredi 21 mai 2010

Tar : Clincher

Bien sûr, la pochette est absolument sublime, mais que trouve-t-on dessous ?
Rien moins qu'une négligente poignée de rengaines pur grunge branleur goût pâte de fer, un genre de Shellac bien trop lope pour imaginer un passage à tabac jusqu'au bout sans se laisser distraire par le souvenir d'une blague toute pourrie, un Sonic Youth aussi rural que sa dépression larvée à la Hazard County Girls, sauf que comme boys will be boys ici on crâne on prend l'air désinvolte, une morgue à la Alex Newport, et on cogne les notes crétines d'un noise-rock cool jusqu'à l'os en gueulant nonchalamment, blotti dans le brouhaha et le vrombissement des boulons.

jeudi 20 mai 2010

CCCP : 1964-1985 Affinità - Divergenze Fra il Compagno Togliatti e Noi - Del Conseguimento della Maggiore Età


Je vous ai déjà dit, qu'un bon punk est un punk gothique ?
Je vous ai déjà dit, que le goth italien a une touche inestimable, inimitable dégradé de dérision, de tragique, de pathétique, de danger, de tristesse sans fond, de grivelerie, de forfanterie et d'Adriatique ?

Bien.
Tout le monde ayant en toute logique évacué la salle pour se précipiter sur iBazar, je peux tranquillement me permettre la florentine extravagance de voir dans cet album la superbe quintessence d'il Benito *, il Paolo **, e il Crasso ***. Molto gustoso.
Et une amoureuse pensée pour la Madonne qui m'a glissé le disque dans les portugaises.






* : Merlino
** : Conte
*** : pardon aux familles

Björk : medulla


Nous sommes bien d'accord, le concept est par-delà le bien ridicule - un album fait à la Voix, à l'Humain ? Avec tous les artefacts technologiques et intelligences artificielles qu'il a fallu pour épurer, découper, empiler, produire, mixer tout ce bel Humain ? Allons, Galette de Riz, va donc plutôt me nettoyer ce Nutella aux coins de ta bouche.
Néanmoins, l'idée a le mérite de nous fondre la Reine des Cabots et sa Sainte Voix dans la matière vocale, de pour une fois l'estomper un peu du premier plan, ce qui salutairement nous repose les nerfs, et finalement sert mieux son extra-terranéité, démaquillée, qui s'harmonieuse ici à celle de ces psalmodies du Peuple Blanc, à ces chœurs léoferréens de sirènes de Saturne, à cette onirique scatologie sélénite digne du Baron de Terry Gilliam - et accessoirement, de nous offrir le seul bitable album de Galette de Riz depuis Debut.

Integrity : the blackest curse


They shoot horses, don't they ?

Napalm death : Harmony corruption

Hop, un nouveau disque estampillé vacances. Le charme de ces fins de repas passées à téter le biberon de cognac, comme dans une version de la chapelle sixtine où le doigt de dieu serait une merguez. Ce moment dans la vie d'un homme où les tongs se révèlent à vous comme le truc le plus classe de l'univers, et où chaque terrasse de café est une oasis pleine de promesses. Les pieds dans l'eau, le regard au loin, une glace dans la main et de l'autre on réajuste ses rayban. C'est là, seulement là, qu'on peut saisir toute la beauté d'une merveille comme celle-ci.

Meilleur moment pour écouter le disque : avec une bonne épaisseur de crème solaire sur le pif.

mercredi 19 mai 2010

Extra Life : Secular Works


Soum est votre Julien Courbet, vous pouvez vous fier à nous et vous le savez, pour dénoncer les enfilages à sec.
Ce disque n'a rien de séculier. Ce disque raconte un tragique épisode de folie collective, suite de toute évidence à un arrivage de Chaussée aux Moines frelaté, résultant en un effroyable festival d'écholalies impies, de repeignages de pierre de cellule au sang scorbutique, d'encastrements de tonsures dans les barreaux moussus, d'extases tétaniques, et culminant, au comble de l'abomination, en crises de paix mélancolicatatonique stalagmitiques - en clair, tout le ramassis d'illuminés a fini par s'entre-trucider en voulant se suicider, ou l'inverse, l'enquête n'est pas encore parvenue à le déterminer, tant tout le merdier a viré à la pataugeoire.
Oh, puis après tout ... attendez, mes frères, attendez-moi ! j'arrive !

Blacklisted : heavier than heaven lonelier than god


Un combo de ballou-core de plus ? Non monsieur, sûrement pas, puisque tous ces peigne-cul ont notoirement le poumon libidinal mort-né, et que ce Blacklisted et son swamp'n'roll spasmodique déboule dans le jeu de quilles avec la membrure d'AC/DC.
Ce Blacklisted, il est fait pour plonger dans le pit avec les 'tiags et le stetson, vu que ce Blacklisted, c'est mettre Stephen Bessac à quatre grammes aux commandes d'Eagles of Death Metal.



edit : flûte, j'ai oublié de fourrer Vincent Gallo-core quelque part.

Weapon : Drakonian Paradigm


Quand une jaquette pareille enveloppe du black, on devrait acheter direct, non ? Quand du black débarque sous une jaquette pareille, il se doit de toutes les manières d'être aussi diluvien que la mousson et tout aussi rafraîchissant ; il doit être démon de la forêt la nuit, et dévastation, avoir la langue râpe et krys à la fois, boire le sang des brahmanes comme des parias, avoir l'haleine craquelée et qui calcine devant soi, le poil rance et la grâce des gouttes de plomb fondu, sentir le charnier, la poussière, le parchemin malpuissant, claquer des dents comme une fatwa sur le cosmos, primitive thug thrash, comme dirait Seth Gueko : ouaiouaiouais !
J'ai pas raison ? Quand on a pareille jaquette manifestement tombée des épreuves pour celle d'Enemy of the Sun ?


Ah, une dernière chose : soyez vigilants, j'ai cru comprendre que circulaient dans le commerce un certain nombre de boîtiers qui sous cette magistrale icône renfermaient un fâcheux bâtard d'Opeth et d'Enslaved avec une improbable basse en pantalon africain, du nom de Stargazer, tandis que la rondelle légitime croupit dans cet ingrat cul-de-basse-fosse.

mardi 18 mai 2010

Wolf Eyes : slicer


Je sais bien, je fais souvent le coup ; d'un autre côté, cela tend simplement à prouver que certains illustrateurs font leur boulot à la perfection. Car le disque qui nous occupe fait exactement ça - ça, là, à droite.
Ça ne vous renseigne pas, vous ne voyez pas de quoi nous parlons ? Moi si, en partie pour le motif mentionné plus loin, et je vous garantis que l'écoute de cette merde vous mettra au parfum de façon bien plus trapue que je saurai jamais l'être avec des mots. Avis aux intrépides, aux curieux, aux casse-cou.

Wolf Eyes : Burned Mind


Si Human Animal est Afrique, alors Burned Mind est Texas - m'a répliqué mon compère. Eh, y a de l'idée, vieux salal ! Y a définitivement un air d'Alain Jourgensen dans ce disque ; Alain dans sa campagne, qui bricole à son établis un extended dub/chillout medley de Képhalè XiThéta, après s'être bien fatigué ses exemplaires d'Evanescence et Ellipsis ; quand bien même un observateur plus prosaïque entendra surtout un genre de Brighter Death Now douché-rasé-brossé-les-dents pour sa sortie annuelle pour pécho.

Zu : carboniferous


Le jazz du grand chasseur Steroid Maximus d'Ectopia sur le sentier de la guerre.
(remerciements à un lecteur qui se reconnaîtra)

Shining : blackjazz


Le jazz du T1000 - mode battlefield enclenché.
(salutations à un lecteur qui se reconnaîtra)

lundi 17 mai 2010

The Remnants - Bad Taste

Ça doit faire dix ans depuis que j'ai vu Bad Taste la première fois, et l'avoue-je, à chaque fois que je me pose la question, à chaud, il y a quatre trucs qui me reviennent :
- le coup du vase avec le truc verdâtre
- la scène finale
- le clou dans le pied
- ce morceau

La cerise sur le gâteau en somme, quand on a pas idée de coller un tel tube de rock '80s cholestérolisé (du 100% proggeux quadra, c'est-à-dire versant ouest, option dîner un peu lourd et pétard dans la foulée), plus disgracieux qu'une blueberry-guiness.
Avec son refrain shower over-the-top, qu'une unique écoute suffise à signer l'acte d'une hantise viagère. Si en plus vous avez un collègue qui peut vous faire le "oooouuuhh- oooouuuuhh" du chœur en arrière plan, alors là parfait, topez-là, mon pote, t'en es.

Certainement, un générique pareil se passerait même du film qui va avec.

Triclops! : Helpers on the Other Side

Kemialliset Ystävät : Kellari Juniversumi


Plus explicite et brutal que la musique de drogué : la musique de témon.
Le son qui convoque avec une hideuse perfection la sensation du moment où tu te vois devenir le portail par où déferlent les nanoscopiques hommes verts à soies qui viennent pour t'enlever dans tu ne sais quelle dimension, à laquelle tu ne peux échapper puisqu'elle est toi, et qui ne sont que tes propres impulsions nerveuses, que le produit a commutées à l'état d'armée étrangère, sorties de leur léthargie, éveillées à leur dessein autonome. De toutes les façons le motif de la pochette était explicitement sorcier. Laisse-toi agir, c'est bien plus grand et bien plus vieux que toi.

dimanche 16 mai 2010

Simple Minds : New Gold Dream (81-82-83-84)

Il y a quand même eu quelques disques, chez Simple Minds, qui sussent servir bien mieux qu'à un fond sonore de supermarché, avec notamment des lignes de basse à rendre Broadrick chèvre, des claviers que même un fan de China Crisis trouverait intolérable, et puis un chant de Bowie constipé tout à fait satisfaisait.
Après, si moi-même je m'emmerde une bonne moitié de ce disque du fait de compos qui atteignent un niveau de vide inconcevable, pour «Someone Somewhere in the Summertime» et le titre éponyme ça valait bien le coup de s'offrir cette opération de changement de sexe.

Scout Niblett : Sweet Heart Fever

Un disque, encore, très mimi, où Scout donnerait presque l'illusion de vouloir chanter correctement.
Une guitare pour une fois crépusculaire, vaguement une batterie des fois, et des paroles d'une débilité congénitale qui vous réconcilieraient presque avec l'esthétique lo-fi.

The Abominable Iron Sloth : st


Pour des raisons de commodité de calendrier, le Palais des Congrès de Muppetville acueillera simultanément la Fête de la Machette et la Convention Nationale du Beatdown, cette année. Comme qui dirait, on se fend la gueule.

vendredi 14 mai 2010

Skatt Bros : Life at the Outpost

Le droit à l'oubli on me la fait pas : vous pouvez toujours essayer de vous convaincre du contraire, moi je crois que bien malgré leurs efforts respectifs, personne n'acceptera jamais de ne pas reconnaître Rick au centre, et Thomas Magnum sur la droite avec le petit cuir-casquette.
Et on a tous eu cette conversation où chacun regrette que l'un comme l'autre ne soient pas sortis du placard pour annoncer qu'ils étaient fans de Kiss et d'Idol, soit actuellement en pourparlers avec le maire de Boston pour y ouvrir un clubhouse (à prononcer comme Mulhouse) en banlieue ouest, l'appeler Mercury goes to Hollywood, et y servir des plats à base de lait de soja et de tofu uniquement.
D'ici là réarrange-moi ton foulard, veux-tu.

Lady Gaga : Poker Face

Alors celui-là, j'aime, mais tendre, et point tant parce qu'il tiendrait tête, fort d'un refrain de cauchemar, à un Suicide Asteroid au plus profond de mes nuits, mais surtout pour son esthétique R'n'B kawai, avec une Lady Gaga cosplay-frange-geisha dans son décor lunaire et qui est tellement mimi que je pourrais la glisser dans ma poche à côté de mon porte-clef Kokeshi.



Mais loin de toutes ces belles images, y'a aussi, j'avoue, le fait que ça fait remonter en moi le souvenir d'une référence nettement moins avouable.

Lady Gaga "poker face"


Marylin Manson + Cher. Question suivante.

Aura Noir : Hades Rise


Pour ceux qui pauvres bouts d'chou ne parviennent pas à franchir le cap de l'unorthodoxie et de la bouncitude de Supervillain Outcast, pour accéder à - ou ceux, mes négros, qui ne se sentent pas rassasiés de - la totale bonnarditude de sa Johnny Rockfort 666 attitude ... Il existe un disque, aussi cuir et eighties que Nanette Workman, aussi mullet et rebel que Balavoine, la version Vince Taylor de Monumental Possession, la version vit luisant de Kill'em All, un blackleatherjacket metal chaud comme ta mère à l'arrière de mon cobra-chopper, bref, votre prochain achat. Allez, zou.

jeudi 13 mai 2010

Ramesses : Take the Curse

On dira que j'abuse du label gothique - et pourtant, il y en a dans tous les vrais bons disques pas goths .... On dira que tout le monde abuse du label lovecraft - et pourtant, dieu et ceux qui ont pu voir Ramesses live dernièrement savent combien ils dégobillent les remugles de la Nouvelle-Angleterre - et dans Nouvelle-Angleterre il y a nouvelle, tu me suis ? La pluie est permanente sur le Ramesses nouveau, elle y apporte sa bénédiction, la pourriture, l'enténèbre de ses raies sinistres et infatigables, lui suce les pieds au sol dans la boue de la déprime, lave et tue dans l'œil toute larme, ne laissant que l'humeur sinistre ...





Ouais.

Wolf Eyes : human animal


Si tu t'égares dans le bush, la nuit. Si tu parles avec un marabout en maraude. Si tu partages un bivouac et une sou-soupe avec un mangeur de rêves. Si tu fais rejouer l'album de K-Branding par des singes morts énucléés. Si tu te laisses plonger trop avant dans les chants dégoustipés des carottes, au fond de la brousse. On peut en conter, des histoires magnifiques, avec de l'acide et ta chair, mon tout beau ...

Panacea : Chiropteran


Faire son LDB, concernant Panacea c'est le moins que l'on puisse. Aussi relancé-je de : Photek à la bande-son du prochain Vendredi 13 ; zatoichi pimpstep ; minimal wagnerian shaolin ; Motörola Wursthead.

mercredi 12 mai 2010

Joanna Newsom : have one on me


File dans ta chambre, Chimène, et pas un bruit, ou j'emmène ton chinchilla à la SPA !

mardi 11 mai 2010

Zu : Carboniferous

Le post rock (vous savez ce truc de trentenaires là) est mort. Ca, on l'a dit aussi du punk, du rock, et du reggae... ah non ? pas du reggae ? merde alors, dommage. Bon, le rock postal, disais-je est décédé, disparu corps et biens. Passons à l'autre cas épineux dans la famille "style plein de promesses mais faudrait faire gaffe à pas sortir l'album de trop qui va faire comprendre à tous que le truc est foutu". Je veux parler de tous ces trucs que faute de mieux on va appeler, pour les besoins de l'exercice, le nawak (et je vous préviens, le premier qui me sort Gnawak diffusion... ben je lui ferai rien du tout en fait parce que là j'ai trop la flemme). En gros, tout ce qui va de Mr Bungle à Meshuggah, en passant par Sleepytime Gorilla, Zorn et les Melvins. Le genre de groupe qui peut pas jouer un plan plus de 10 secondes et qui met 130 plans différents dans un morceau. Donc si on kiffe tout ça, bah on est super pas dépaysé. Limite même on est comme à la maison. Les plus grincheux argumenteront toujours que le machin en devient prévisible à force de tenter d'être imprévisible. Je discuterai même pas, la faute au Vouvray que je viens de me tomber dans le gosier. Ceci expliquant d'ailleurs plus ou moins la flemme citée plus haut. De toutes façons, vous savez déjà si vous allez aimer ou pas.



Meilleur moment pour écouter le disque : compte tenu des circonstances de ma découverte du disque, je dirais devant un plateau de fromages.

lundi 10 mai 2010

Bloody Sign : Chaos Echoes


L'album qui se permet dans un même éclat de rire orgiaque, fait et archi-fait comme du Abscess, de ruisseler suffisamment de foutre de loup-garou pour à la fois rendre douillette l'attente du prochain Death Breath, consoler du désastreux dernier Ondskapt - et accessoirement balayer la pompeuse discographie d'Arkhon Infaustus - moi monsieur, je dis bingo. Et gothique, aussi, bien entendu.

Bathory : Under the Sign of the Black Mark



Au commencement était le feu.
Et la viande.

Lady Gaga - Bad Romance


Vous je sais pas, moi je trouve que ce qui a toujours manqué aux films de Woody Allen, c'est des plans où ça tape des traits sur la table basse devant un Jodorowsky, avant d'arracher les pages d'un Françoise Sagan qui traîne par là pour en faire des origamis en forme d'utérus. Par exemple ça m'éviterait de m'endormir.
Ou alors c'est le rêve secret de voir un jour Cathedral en tête d'affiche d'une soirée French touch.
En fait je sais, c'est l'idée que l'on puisse consacrer autant de fric à la quête du mauvais goût ultime, Platon style. Et précisément je vais vous dire : à mon sens, on est pas loin d'y parvenir.

Goatsnake - 1 + Dog Days

Et vous ? Vous êtes plutôt Yul Brynner ou Rob Halford ?
Patrick Stewart ou Isaac Hayes ?
Oh je sais : Roger Ward, en bon connaisseur.

J'imagine en ce cas que vous devez déjà être un des nombreux adorateurs de Pete Stahl, idole de la calvitie résonnante, qui sut par Goatsnake apporter sa pierre à l'édifice heavy-metal-crâne-d'œuf, et Dieu n'a qu'à aller voir chez Stryper si j'y suis.

De toute façon on aura beau chercher, rien n'a plus de sang bleu, n'est plus dogmatiquement luisant qu'un morceau comme Mower, à peu de choses près aussi noble que le coussinet dorsal d'une Captain America. Vous me ferez d'ailleurs le plaisir de glisser cette compilation, que dis-je cette bible apocryphe sous le siège, et vous verrez qu'en plus de vous sentir comme guidé par la voix de la lumière, vous ferez des économies d'essence.

Mettez un bouc-serpent dans votre moteur qui disait, ou un truc dans le genre.

dimanche 9 mai 2010

Essaimage


Nous sommes nombreux à vouer un culte à sa plume, après avoir en ces lieux repris goût à la vie d'idole des jeunes, il s'est résolu à se réinstaller dans une aire mieux taillée pour ses ailes d'albatros - même s'il essaie de nous faire accroire à un corbak rachitique ... Georgey le Best est vraiment de retour, et c'est dorénavant que nous irons nous abreuver à sa source miraculeuse.
Amen, mes bien chers frères.

vendredi 7 mai 2010

Blakroc :Blakroc

Avant d'acheter ce disque, j'ai checké les chroniques sur le net. Les deux premières que j'ai trouvées, elles parlaient d'une ambiance de taulards. Coincidence ? Nan, je crois pas. Du coup j'ai pas eu à en chercher une troisième de chronique, tellement j'étais curieux à l'idée d'écouter ça. Verdict ? Bah ouaip, faut avouer qu'il y a du zonzoncore là dedans, et plus façon Oz que Prison Break. Quand je dis Oz, pas le magicien hein, nan plutot le gros black en marcel qui vient te susurrer des mots tendres dans ton plumard une fois la nuit tombée. Et compte pas sur le pti déj' au lit.



Meilleur moment pour écouter le disque: n'importe quand mais avec la main dans le calbut. Pas forcément la sienne.

Hatebreed : Hatebreed

Bon, Hatebreed, vous avez plus ou moins compris ce que j'en pensais, à savoir que c'est pas forcément la peine de vous faire toute la disco. Vous prenez le titre que vous kiffez le plus et pis vous l'écoutez en boucle, ça fera pareil. En plus, la pochette c'est la même à chaque fois. Bon, allez, pour ceux qui iraient chercher la moindre once de différence entre les disques (déjà les gars si vous avez rien d'autre à faire, faudrait sérieusement penser à vous trouver une occupation), on va dire que celui-ci c'est celui qui fait le plus Slayer. Sinon je vois pas bien quoi vous dire de plus.

Meilleur moment pour écouter le disque : va plutôt me faire 20 minutes au sac de frappe, espèce de lope.

mardi 4 mai 2010

Razor : Shotgun Justice

Salut gros cul. Aujourd'hui ton voisin sociopathe Raven a envie de te roter nonchalamment au nez, en te sortant du placard un vieux standard thrash qui fleure bon la chaussette remontée, et comme il n'a ni l'élégance ancestrale de Little-Axe ni l'efficacité enjouée de Pokemonslaughter et en aucun cas leur crédibilité à tous deux pour causer de ce genre de vieilleries - qui en leur temps j'imagine étaient aussi communes pour l'amateur que les packs de vieille bière à 10° chez Lidl pour le poivrot fauché (et du même tonneau) - il va faire simple. Tu penses Sodom, tu penses vieux Overkill et autres batraciens, c'est bien mon petit rat, tu as été éduqué à bonne école. Dis-toi juste que Razor, eux, n'sont pas boches ni ricains mais canadiens, et le Canada comme tu le sais sûrement est patrie de Voivoid... Voivoid (transition! transition!) dont les plus vieilles pochettes évoquent en onctuosité celle de ce Shotgun justice. Mmmmh, voilà ce que j'appelle une pochette d'artiste, qui parle aux artistes, du genre à faire passer celles de Iron Monkey et de Grief pour des oeuvres de fin dandy. "Le dressing c'est bien mignon, mais niveau son, mh, grosse larve de Raven ?" Rien de bien intéressant ni original mes petites choutes, c'est du mille fois entendu, du mille fois torché, mais avec une touche personnelle sans doute mieux perceptible par les seuls habitués de toute cette clique ou ceux qui se sont un peu trop abrutis avec des merdes genre Exodus circa BBB, c't'un peu la même merde, avec un ptit côté tenancier d'armurerie menaçant en coin de grimace, enfin le titre résume assez bien l'esprit de la chose, et savoir que ce truc régressif est sorti à l'heure où il allait devenir de bon ton de se raser les aisselles comme les Mets pour espérer pécho de la donzelle à coups de ballades ne peut que provoquer saine approbation ; c'est laid et ça ne cherche qu'à te montrer que thrash rime avec trash, bref c'est bonnard : riffs sautillants, solos faits avec popaul, chant de beauf hostile, j'm'en foutisme totale de la vitesse et de la performance technique et concentration optimale sur le degré de menace prolo, avec en ptit bonus du bassueux bonbel, c'est con comme du vieux Kreator, c'est soiffard, et c'est basique, et pis des mecs qui choisissent des titres comme "Pugilist" ou "Concussion" ne peuvent qu'avoir toute ma sympathie. Voilà, j'pense t'avoir tout résumé.
A+ gros cul.

The Cars : heartbeat city

Après avoir fauché la Mustang du paternel, enfilé le blouson Letterman rouge & blanc indispensable, et fait un détour par le vidéo-club (qui a toujours pas rouvert), tu as fonçé vers le parking du lycée, avec du Huey Lewis du Costello et du Buggles à fond dans ta vieille radio-cassette portative (grosse comme un frigo, en fait) scotchée sur le tableau de bord avec du gros chatterton. Ta copine Betty, la plus godillante des pom-pom girls de l'école, flirte avec les quaterbacks musclés sur le terrain de foot, comme d'hab', mais comme d'hab' t'en a rien à cirer, tu l'attends confiant, et insouciant surtout, parce que ce soir c'est dans tes bras qu'elle sera, et parce que si c'est pas elle y en a une meute de blondies et de brunettes qui n'attendent que ça, de passer leurs petits doigts fragiles dans ta tignasse enduite de gomina, de plier sous le poids de tes regards de grand brun rebelle, d'être pendues à tes lèvres quand tu racontes les pires banalités possibles, parce que toi t'as des mystères qui pétillent dans les yeux, pas comme ce gros veau de quaterback... alors tu mets la stereo à fond, avec les ptits riffs sautillants et les ptits synthés robot-bonbon taquins et les ptites vocalises de Mothersbaugh garçon coiffeur, et la ballade langoureuse inévitable, et les refrains irrésistibles scotchés comme la radio portative dans ta tête de teenage lover.

Tu rêves d'échappées au drive-in, de pepsi sirotés au crépuscule rose & turquoise de Hill Valey, de baisouilles sur la banquette arrière et de Betty, qui sera toute nue sous ton blouson et te lancera des regards candides par-dessus l'épaule - pendant que tu seras toujours perdu dans tes projets d'avenir doré, ceux de ta future carrière de jeune loup dans le show-biz impitoyable du power pop business (d'ailleurs va falloir qu'on tranche pour le nom du groupe : les Fatal Johnnies ou les Killer Boys, chaud pour se décider), en caressant rêveur le capot de ton bolide, et c'est comme ça, c'est tout simple finalement, c'est con, ça brille, c'est plein de promesses, c'est la vie.

Dawn of Azazel : The Law of the Strong


C'est con parce qu'en plus il a une pochette vraiment foireuse, lui, mais vraiment sous photoshop je le sentais pas trop, trop de boulot - à la limite, plutôt je demanderais à notre révéré Moignon de nous en dresser tableau s'Il le veut bien - avec comme termes :
- un cagibi
- un tribute-band à Lust, Revenge et SadEx
- constitué exclusivement de muppets
- un pitbull légèrement chagrin au milieu

The Catalyst, Pord, 3/5/10, le Baloard, Montpellier


Pord : est un trio de culs-terreux qui tellement déborde de flegme dans le spasme, de swing dans l'avoine, que malgré l'électrocution que semble constituer la durée du concert pour le plantigrade guitariste-chanteur, l'on a la sensation de déguster un groupe de la famille des Morphine, Dazzlingkillmen, Keelhaul, bref de jazz fréquentable ...

The Catalyst : souffré-je d'une nouvelle allergie aux têtes d'affiche ? aux groupes extra-départementaux ? aux concerts extra-trente-minutes ? le mystère s'épaissit, pas mon temps de présence

dimanche 2 mai 2010

Panacea : Chiropteran


Non, mais ...
HEY, CONNARD DE PETITE FIOTTE DE MERDE ? Tu connais Panacea, ou bien ? Ce mec, Mathis Mootz, avec son innommable double labret, a qwasiment ou c'est tout comme inventé le darkstep, et n'ayons point peur de le dire inventé le bolt-thrower'n'bass, ridiculisant prophétiquement les sottises de Bong-Ra et de l'autrecon dont j'oublie le nom, qui s'est humilié en remixant le cliché du chaos, là - Drumcorps ? Plus putasse'n'basse, plus brutal veau'n'breakmakinabeatdantonkütünéfaçongoth syncopé en deux temps que Panacea, tu le devines mon petiot :
ÇAN'EXISTEPAS.
et chaque album, c'est plus break'maro-core, plus darkhappyhardcore, plus davindusdguetta, plus Hostel, plus roi du riff pimp'n'bass, plus b.thunderdome.p, plus pire que pire ...
Et t'as cru genre, avec en plus cette pochette disco par-delà l'au-delà de l'au-delà, que j'allais écouter ça, genre, euh, objectif ?