vendredi 28 mai 2010

The Eighties Matchbox B-Line Disaster : Blood & Fire


Le premier album était une harpie gothabilly telle que je le recenserais plutôt en sleazethrash maquillé-entaillé à la caillasse de charbon frais.
Le second était un lover de cauchemar tutti frutti d'une morgue caprine pétrifiante.
Le ci-devant troisième sera tout cela à la fois. Avec, comme si ça n'était pas déjà assez fatal, cette touche supplémentaire, en-deçà et au-delà du tubesque, cet insaisissable tour de main reptiliennement pop, ce don pour faire des morceaux qui langoureusement te forent un orifice tout neuf, tout en too much ou tout en noblesse aride, tu sais pas bien sinon que tu sais pas refuser ... haletant, voilà, tout à fait, et renversant, et charbonneusement satyre - j'ai dit, qu'on tenait certainement là le western de l'année ? Je vais définitivement cesser de chercher chez ces lavasses de Woven Hand un wilderness qui n'y est pas - et qu'on ne me parle pas de religiosité, ma religion est ici.

2 commentaires:

el gep a dit…

En effet, ce groupe est passionnant, j'écoutais "Royal Society" il y a peu. Leur côté Pop sombre des bas-fonds apporte une touche capiteuse (ambre chimiquement trafiqué dans vieux vin rouge et un grand sniff de poppers) des plus goûtues à leur rock'n'roll gothique pas forcément dénué d'humour.
Vivement!

gulo gulo a dit…

cheers !