dimanche 30 mai 2010

Triptykon: Eparistera Daimones


Chose promise, chose dûe - appelez ça retournage de veste si vous le souhaitez, ça ne me dérange pas, c'est même un plaisir - une fois passé l'odieux moment de picotement, quand on réalise la connerie plus grosse que soi qu'on a dite, c'est à dire.
Il y avait donc bien une couille quelque part dans ce potage, dans cet album qui n'était même pas d'un style identifiable qui serait tombé à plat, cet album qui ne ressemblait à rien sinon une coulante, cet album qui me manquait totalement comme cible.
Et en vérité ses riffs ne ressemblent à rien, de très connu, surtout pas en tous cas à des chansons metal efficaces, compactes, fonctionnelles, parce qu'il ne fait pas du metal, le metal est simplement la glaise dont il façonne ses architectures cyclopéennes, ses piles de falaises sinistrissimes, ses chaînes de paysages dominateurs dont la désolation tient autant de Giger que du Silmarillion, sa musique théâtrale aux dimensions ni de ce monde ni de cet âge, une musique astringente, cruelle, drapée dans la suie, huileuse, pensez Üdü Wüdü, pensez Antithesis of Light, pensez Marc Almond à cornes et à tronche de six pieds de long, pensez Rozz Williams anabolisé - tiens, oui, Tom est de la famille de Glen Danzig : not of this world.
En fait, à tout seigneur tout honneur, je suis à une feuille de cigarette de penser que ce fameux et définitif bloc s'applique mieux ici. Si ce n'est que Tom se contemple bigger than satan.

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