mardi 1 juin 2010

Bentley Rhythm Ace : st


On a souvent un peu tôt fait d'âgedoriser les années 90. Il ne s'agirait pas d'oublier qu'outre le trip-hop au ricin, elles nous ont infligé le big beat et des choses aussi indispensables que Lo-Fidelity Allstars, ou Fatboy Slim. Mais comme tout genre, BB a eu ses tératologismes pulluliformes, et ses oxygénantes aberrations spongeoïdes. BB a eu son BRA (... oui). Un monstre qui pourrait faire penser à Meat Beat Manifesto (baille), pour son breakbeat impossiblement surpeuplé, et à l'acid-jazz de toutes manières papa du big beat, pour sa laidbackitude de cocktail-hooligan, mais surtout une fourmillière cretin-funk dont le grouillement, la psychédélie dans ce que la chose a de moins iridescent et de plus effervescent, est surtout celle des 13th Floor Elevators : imbécile et qui rend fou.
Et au milieu, le sommet épique de ce James Bond chez les Snorkies, de ce Magic Pockets (quelqu'un ?) dégueulant de pills : Ragtopskodacarchase. Accroche-toi à ton rush, j'enlève le dancefloor.

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