vendredi 9 juillet 2010

Blood of the Black Owl : a Banishing Ritual


Un autre blase qui m'a pas franchement donné envie de me précipiter - me demande pas pourquoi je l'ai finalement percé à jour, le chômage ça fait des miracles. Soyons francs, on sent à des kilomètres se radiner la morne plombe et quart de blackened funeral petisuissidal doom. D'ailleurs c'est le style que BotBO a pratiqué pendant deux albums avant celui-ci, faudrait tout de même pas me prendre pour un perdreau de l'année.
Il en reste d'ailleurs de fugitives traces, plus subliminales qu'autre chose, ici, mais il s'agit surtout et massivement de musique rituelle. Non gros malin, que ce soit marqué dessus ne suffit pas. Ce qui suffit en revanche, pour faire de la musique rituelle, de la bonne, coco, c'est la sensation vibratile de l'imminence, que quelque chose est sur le point de se passer, quelque chose de pas net voire de nettement bad karma, quelque chose de trop grand pour que tu voies quoi, et que c'est absolument, formidablement, hilaramment grisant. La puissance. Le cosmos à ta merci dans ton plumard. Tu vois le passage Terence Mallick qui tourne folie collective, dans Valhalla Rising ?
Quand t'as ça, que la nouba en question soit forestière comme du Halo Manash, carnassière comme du Wardruna, zouloue comme du Yoga, taurine comme du Swans et shroomique comme du Kemialliset Ystävät ... devient limite ... accessoire, tu vois ?

5 commentaires:

Ø a dit…

le précédent m'avait bien plu mais là : Halo Manash, Valhalla Rising, Yoga, Swans = obligé d'écouter

gulo gulo a dit…

j'ai eu la main un poilichon lourde, oui ; mais ça le mérite

paul T a dit…

mouarf, le projet métal de Ruhr hunter, j'espère que tu te repentiras d'avoir casé toutes ces références dans ce texte d'ici trois mois ; c'est pas le tout d'avoir des poils sous le menton et des tambours bariolés

gulo gulo a dit…

voilà une affirmation tous risques

Paul Takahashi a dit…

ben, désolé si je ne me fends pas d'un "ca a l'air énorme" ou de l'inévitable "un checkage s'impose" ; je te lis comme tout le monde, et j'avise que pour une fois, non