mardi 6 juillet 2010

End of a Year : You Are Beneath Me


Le bon emocore vivant, c'est comme le post-hardcore du même nom, c'est fidèle à ses classiques, dans l'esprit, pas dans la lettre. Peut-être parce que lesdits classiques de l'emocore sont aussi ceux du post-hardcore, je vous refais pas le powerpoint sur Fugazi et Quicksand ...
Tout au plus pourrais-je ici citer Minus the Bear, mais sans département R&D, et At the Drive-In, mais divinement guéri de sa shopping addiction, ou Jane's Addiction - donc Triclops! si on suit bien, mais en tranchante cure d'austérité, mais sans rogner en solarité, mais sans espoir aucun de dissimuler un saturnisme certain, lumineusement vespéral, tel les RHCP de Californication, mais sans planche ni décapotable ... En fait, il flotte une iode discrètement mais tenacement britonne sur ce littoral et ce vague à l'âme ci, et pas seulement par la grâce d'une entame en élégant clin d'œil à l'anarcho-punk, par des effluves subtilement imaginary boys aussi, basses, brumes, pH, bref : si vous n'avez pas compris à ce stade que le disque est une splendeur enrouée de cassavetes-core, c'est qu'il y a toute une éducation à la grande classe à refaire.

4 commentaires:

Lucas a dit…

le précédent écouté en dilettante ne m'avait pas marqué au fer brulant mais là tu me donnes plus que jamais envie de retester ce groupe.

gulo gulo a dit…

le précédent, que je découvre depuis hier, est un peu plus basiquement fugazique, quand bien même y a déjà une identité, et cette putain de voix, qui se sont affirmés méchamment sur le ci-devant

Raven a dit…

du mal avec la voix au début, et puis en fait sans, ils perdraient beaucoup... un peu comme chez Fugazi, le disgracieux vocal peut donner des saveurs uniques ; très bon (merci)

gulo gulo a dit…

la voix tue ; en plus le mec a vlà la tête d'angliche