jeudi 29 juillet 2010

Motörhead, 28/07/10, Théâtre Jean Deschamps, Carcassonne



La place Marcou : est de toute évidence le point névralgique de la citadelle historique, et bientôt elle est arpentée par la Motörhead army en uniforme de parade, de 7 à 77 ans, en béquilles ou en culottes courtes.

La Maison de la Blanquette de Limoux : ne se paye pas la fiole du chaland, avec son assiette du commis boucher, une tranche de bidoche qui ne vole pas son appellation louchebem, du cantal, des frites, le bonheur commence avant le bonheur.

Motörhead : au début tu crois presque que t'y crois pas, tant l'interprétation forgeronne du groupe en concert est épaisse et empâtée, tant aussi sans doute tu es en proie à la nervosité de la première fois (même les nains ont commencé petits) ; mais en fait et dès Rock out with your Cock out, tu te rappelles que Motörhead c'est pas seulement une machine de guerre, pas seulement la grand'messe hard rock : c'est aussi la famille (si si). Alors, même si Metropolis est un peu foirée, même si la version moderne d'Overkill me fait un peu beaucoup mal au cœur, même si j'aurais tant rêvé, ohé ohé, d'un bon vieux Capricorn, même si j'aurais défailli pour un magistral Stone Dead Forever, même si j'aurais mangé mon bras pour un cinglant I don't Believe a Word (et Rock'n'Roll, et LImb from Limb, et ...) ... enfin merde quoi, l'armée c'est pour tuer, et I got Mine, Just cos you got the Power, In the Name of Tragedy et Born to Raise hell aussi (et Goin' to Brazil, et Killed by Death, et ...). Et le temps s'éclipse discrètement, et tu t'esjouis douillettement des charmes scintillants d'une soirée parmi les dieux, d'un noël en forme idéale de soir d'été, d'une fruste éruption de joie pure. Agréablement beaucoup d'extraits du thrashing Kiss of Death, pas mal de vieilleries piochées dans tous les replis des vastes caves de la maison (this next song is from, I believe our third album - the fuck if I know ...), et surtout une vieille leçon de barbouzerie. Don't forget us : we are Motörhead, and we play rock'n'roll.

Les bois sur l'île du Pont Vieux : sont fort accueillants. Pour peu que l'on tolère bien le démarrage de l'arrosage automatique à 2 heures.

Porte-toi bien, mon pépère. Et à la prochaine.

1 commentaire:

Le Moignon a dit…

Une journée rêvée... petits veinards