mardi 27 juillet 2010

Vio-lence : Oppressing the Masses

On va tout de même causer histoire, voulez-vous ? Les historiens autorisés à ce que j'ai compris ne souffrent qu'Eternal Nightmare.
Les nuls. Celui-ci est trente-sept fois mieux. L'ambiance est une monstruosité qui conjugue le pouvoir nuisible de Kill'em All et le pouvoir imbécile d'Among the Living, dans une laideur de son pyrex et acier brossé vintage qui confine à l'indus de type World Demise ; les riffs n'ont plus besoin d'aucun tubisme téléphoné pour être de plein droit d'abominables grooveries thrash claudicantes à se tronçonner une jambe d'hilarité ; les chœurs ne sont plus idiots, ils sont Biohazard. Et, la question à un zillion de points, Sean Killian ?
Sean Killian, c'est Ronald McDonald lifté par Ed Repka, et si pour Eternal Nightmare j'avais dégainé le "prodigieux", ce jour il ne me reste plus qu'à recourir à un autre qualificatif turquoise de poids : formidable. Phrasé, viscosité, pH : tout glisse et coulisse, et tout est parfait ; un festival, aussi jouissif qu'un récital de Derek Lee Ragin.
C'est bien simple, oubliez-moi toutes vos prétendues pièces de maître du thrash, ce disque motard et vicelard, qui se case comme un coup d'arrêt à la rotule entre Painkiller et votre vieux Megadeth préféré, est une bande-son toute trouvée pour phagocyter une hypothétique adaptation convenablement crapule de The Killing Joke.

2 commentaires:

Rafi a dit…

de la balle !

Raven a dit…

touché (reste à savoir si coulé)