lundi 16 août 2010

Korn : take a look in the mirror



Ce qu'on a pu nous les rebattre avec Issues ... Remarquez bien, je ne jette pas la pierre, moi-même lorsqu'il est paru, qui n'aimais d'eux jusque là que Helmet in the Bush, j'ai été entourloupé par ses pauvres refrains made in manson et ses comptines déglingos, et aujourd'hui encore je reste détestablement vulnérable à la mégalodontesque putasserie de Let's Get this Party Started. Issues reste le Korn que je connais le mieux, du peu de Korns que je connais tout court, le seul Korn que je connaisse bien en somme, et en fait sans doute un peu trop.
Alors que Take a Look in the Mirror est le même en beaucoup mieux ; emogothwhore tout pareil, mais passé au glossy tough filtre Limp Bizkit, usant et abusant d'une voix br00talement grotesque chipée à Lamb of God, de lignes de textes confondamment kikoovénèrrr, d'un funk miteux comme du Bill Gould, de refrains symphos en mélodies pompières qui justifient au petit poil mon parallèle avec l'univers de Root et son Big Boss, voire justifieraient une référence aux maîtres du baroque Guns'n'Roses : rien que le refrain d'Everything I've Known payerait tout le rimmel sur la face de six pieds de long d'Issues, si celui Petshopboysien de Did my Time ne l'avait déjà remboursé avec les intérêts ; Issues donc, assurément, mais en version gargantuesque, outrancière, foraine, guignolesque (avec entre autres ce featuring rap (paraît que le type est un peu connu) aussi réjouissamment minable que celui du Victim of a Criminal de FLA) - tenez, je ne suis pas loin de trouver que ça en fait leur meilleur album, à eux qui sont après tout le Jack Sparrow (copyright Jean-Jean) Band.
Alors évidemment, Issues a posé des jalons, ouvert des brêches, toutes ces sortes de choses, j'en bâille ... et je l'ai à n'en pas douter trop digéré et intégré pour mesurer vu d'aujourd'hui le prix de tout ce qu'il a changé. Mais ce n'est pas le tout de découvrir le feu, encore faut-il en découvrir l'usage. Take a Look in the Mirror, c'est un peu OK, on vient de sortir vlà l'album le plus dark, twisted, sick in our mind de notre disco so far, hé bé on va pas non plus en faire une colique, et si on s'y remettait ? à faire ce que se doit tout groupe de fusion qui se respecte : hâbler, bouncer et se la fendre ?
L'Étrange Noël de Mr Jack OK, mais point ne faut oublier le Boogie Monster.

3 commentaires:

Raven a dit…

argh pas un seul mot sur la brootale kikoolol claque depeche baggy modienne I'm done, je suis choqué mon gégé (sinon merci pour le tuyau, même si le disque est globalement trop moisi pour moi comparé à Issues - dont au passage je ne pine pas vraiment l'esthétique tim burton (ça se serait plutot Follow the leader, Issues c'est du David Fincher vécu par les teens de Larry Clark) y a au moins 2 purs morceaux ; pépé juj qui me fait ressortir Korn de mon tiroir à chaussettes, on aura tout vu)

Raphaël a dit…

très bonne chronique gulo

Anonyme a dit…

J'espere qu'ils ont payé des royalties pour les plans pompés chez Justin.

rico