mercredi 22 septembre 2010

Necrofix : Nefarious Somnambulance


Ah, l'âge d'or ... Quand tous les groupes d'electrowave n'étaient pas la même batmobile surabaissée sur jantes de 25 et tunée à grands renforts de becquets orange marque Hocicombichrist Van Roy. Quand on pataugeait dans les petits groupes à personnalité aussi unique que leurs albums - et qui aujourd'hui font tout le prix du coffre à trésors de pépé.
Necrofix, pour sûr, se range dans la pile où pépé range ses Skinny Puppy, ses Mentallo & the Fixer, ses Download et ses Morgue. Avec un halo bien à lui ; le disque est aussi étouffé de torpeur et d'états seconds hallucinatoires que le promettent titre et pochette (et attendez voir d'ouvrir le livret) ; il tient certes d'un croisement de Rabies et Too Dark Park, il tient beaucoup également des nacres narcotiques des frères Dassing, il est feutré, urbain, ensorceleur, saturnien, nyctalope, synesthésique, métamorphe, brumeux, solvant, il est l'Épouvantail de Batman en flânerie dans Blade Runner, la version Philip K. Dick du Grand Sommeil, Last Rights au Xérès, le Crack into the Nothing de l'aggrotech.
Il est très chaudement recommandé, et pas seulement à ceux qui croient que l'electro toxique c'est ce que fait Velvet Acid Christ.

2 commentaires:

Raven a dit…

fallait pas que je tombe là dessus moi...

Le Moignon a dit…

wow, alléchant...