lundi 20 septembre 2010

Prey for God : a.s.h.e.s.


Pour/par fan de Neurosis ? Y a de ça, de la barbe fossile à la Eye of Every Storm ; quoique non, c'est pas ça, du hachoir vermoulu à la Given plutôt. Y a de ça, mais c'est pas tout à fait ça. Y a du funèbre là-dedans, ouais, du funeral doom presque, limite Bosque, mais oui. Quoique non ; du funeralcore à la Daggers, plutôt. Hivernal, ouais, pour sûr, très. Forestier, voire. Quoique non ; pas que ; parce que c'est très post-industrielles qu'elles sont, ces ruines, ces gravats couverts de mousse, ce son pulvérulent, ce terreau stériligène collecté à Birmingham. Quelque chose de Dirge et d'Eibon, pour sûr, au moins et visiblement dans cette indéfinissable classe à la française d'où vient qu'on n'arrive pas à immobiliser et catégoriser le bestiau lors même qu'il a toutes les apparences et les contours d'un gabarit bien défini ; dans ces morceaux trompeusement mortuaires qui ne se résolvent pas, ces apaisantes psalmodies qui bercent et ne se résolvent pas, qui attendent, attendent, ces incantations de baladin-croisé carnivore qui tournent autour de leur proie, en tressant par avance l'oraison dernière ... Funeral stalker core ? Létal assurément.
On n'attend plus qu'un petit pressage.

1 commentaire:

Potters field a dit…

bigre, quelle chronique. j'en suis tout cramoisi...