samedi 11 septembre 2010

Sick of it All : Based on a true story

D'aucuns vous diront que ce qui fait le hardcore c'est le côté revendicatif, engagé, ou je ne sais quoi du même ordre. Mouaif. D'autres argumenteront que c'est dans sa dynamique héritée du punk, avec les choeurs virils et fraternels, que réside le secret du genre. Re mouaif. Certains iront même jusqu'à vous seriner que la clé du truc c'est la guitare et les parties rapides, haha, les cons. L'élement central dans le hardcore, moi je vous le dis, c'est la basse. Comme dans toute musique qui se respecte, cela dit. Je me demande même pourquoi je le précise tellement c'est évident. Ce son de basse mordant et abusivement mis en avant, ronflant, criard, percussif. Je ne sais pas vous, mais moi je me souviens qu'à l'école il y avait en classe deux types de lascars: ceux auxquels le bruit de la craie grinçant sur le tableau faisait dresser les poils sur les bras et ceux qui n'en avaient plus ou moins rien à branler. Et bien la réaction de tout un chacun à ce son de basse si typique devrait être tout aussi épidermique. Avant donc que je mette la main sur Based on a true story on m'avait laissé entendre que c'etait leur meilleur disque depuis Scratch the surface. Je vous laisse imaginer comme j'ai fait mon blasé. Pensez donc, ce groupe ça fait facilement 15 ans que je l'écoute alors c'est pas à moi qu'on va la faire. Le verdict après une écoute dans les conditions idéales, sur lesquelles je vais revenir d'ici peu ? Ma mauvaise foi m'empêche de dire que c'est le cas. Alors comprenne qui pourra.

Meilleur moment pour écouter le disque: indubitablement et définitivement sur le chemin de la salle de boxe, sous la pluie. Recommandation testée par mes soins hier soir encore.

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