mercredi 22 septembre 2010

The stars are right

Donc les anciens arrivent.


Nashville Pussy : let them eat pussy

Ce matin tu t’es levé avec le soleil, comme un zombi diurne, et t’as pris ta caisse pour aller bosser. Sans déjeuner. Maintenant tu finis ta clope, te grattes derrière l’oreille et t’installes dans l’habitacle de la moissonneuse-batteuse. L’engin, à vrai dire, est au bout du rouleau. Un technicien est venu le mois dernier … verdict : plus sous garantie, plus pour longtemps, achètes-en un autre … trop cher … seule alternative, adhérer à la coopérative pour pouvoir utiliser leur matos. Mais bon, il se trouve que tu n’es pas en très bons termes avec la coopérative. En fait, tu n’es pas en très bons termes avec grand monde. Les gens du coin t’ont surnommé "le teigneux". Les gens du coin n’ont pas beaucoup d’imagination. Mais bon, de toute façon, les gens du coin, tu les emmerdes.
Ha, ha, ha, qu’ils aillent TOUS se faire foutre !
Bon, allez, assez philosophé … contact …teuf-teuf-teuf …te voilà parti pour la journée.

ligne droite, virage à droite, ligne droite, virage à gauche
ligne droite, virage à droite, ligne droite, virage à gauche
ligne droite, virage à droite, ligne droite, virage à gauche

Tu tiens une sacré gueule de bois. Chaque battement de cœur vient réveiller ton mal de tête alors, pour faire diversion, tu remets de l’ordre dans les événements de la veille. Voyons …
Pour commencer tu t’es saoulé avec ton pote, celui qui est lourd comme une enclume, qui connait pas l’apesanteur et que les gens du coin appellent "le bicéphale", parce que, soi-disant, il pense avec ses couilles.
À un moment, 2 poules se sont assises au comptoir … entre 2 âges … quelconques … pas des locales. Bref coup d’œil aux sacs à main … vulgaires, c’est jouable !
Tu décides de passer en mode connard. Tu ne connais pas d’autres méthodes.
Lorsque le type s’est pointé sur scène avec sa guitare sèche tu l’as patiemment laissé couiner 3 morceaux, histoire qu’il y ait un embryon d’ambiance à casser, puis tu t’es levé, tu lui as balancé ta bouteille de bourbon - vide, pas con ! - et t’as gueulé :
- Merde mec, les créanciers à rembourser, l’odeur de bouse qui colle à la peau, les coups de soleil sur la nuque, j’en ai plein le cul !
Ton pote a rajouté :
- Tes gosses qui veulent plus travailler la terre, on s’en branle ! On veut du rock’n’roll, motherfucker, et du rock’n’roll qui tâche !!!"
Vous vous êtes rapidement retrouvés dehors, la gueule contre le trottoir. Le temps de vous relever, les princesses sortaient à leur tour … ton instinct t’avait pas trompé : c’était des filles à connards !

ligne droite, virage à droite, ligne droite, virage à gauche

Ensuite, connaissance faite, vous avez pris ta caisse. T’as conduit comme s’il te restait 5 minutes à vivre, fenêtre ouverte, en poussant des "WhaAAaoOOoo" chargés d’animalité et de testostérone. Arrivé à la grange vous avez continué à picoler.
Et commencé à baiser.
Alors que tu fourrageais entre les cuisses de ta partenaire avec des grognements de sanglier ça t’es venu comme une évidence : tu finis la saison et tu mets les bouts. Peu après tu as relevé la tête, le visage barbouillé de foutre féminin, et t’as allumé une clope. Non loin ton pote s’acharnait toujours sur sa greluche et finissait de lui battre les ovaires en neige, en ahanant à 40 bpm. Il faut voir la réalité en face. Ici t’es grillé, ça devient de plus en plus compliqué de tirer ton coup. Tu vas négocier ta part avec tes frères. T’es pas en très bons termes avec eux non plus, ils seront contents de te voir partir. Ça suffira pour voir venir.
Tu vas monter un groupe de rock’n’roll. Qui tâche. Avec ton pote.

ligne droite, virage à droite, ligne droite, virage à gauche
ligne droite, virage à droite, ligne droite, virage à gauche
ligne droite, virage à droite, ligne droite, virage à gauche

Pffff, t’as chaud sous ta combinaison de travail, il faut dire que ça cogne et qu’il y a pas la clim dans ce merdier. Allez, juste une saison à finir….


Veni Vidi Peni

2 commentaires:

Le Moignon a dit…

Yeah !

Sergent Buck a dit…

double yeah ! j'en irai presque écouter l'album (qui est tout à fait le genre de trucs que j'évite en temps normal...)