vendredi 29 octobre 2010

Godflesh : Streetcleaner redux


Bon. Je vous refais pas le film. Tout le monde connaît Streetcleaner - tout le monde a peur de Streetcleaner. Streetcleaner est un cauchemar pas sûr d'être éveillé, une vision trouble étouffée brouillée par les grasses fumées suintées d'un tisonnier à blanc qui vous fouaille les insensibles chairs déjà calcinées, une mine de charbon à boulevards ouverts dévastés gavée de basses faites pour chercher la descente d'organes et ravager le bide par l'intérieur, une hallucination, frissonnante de sirènes chimériques.
Bon. A présent : Streetcleaner a été rappelé à l'usine, Godflesh avait un petit réglage à faire.
Streetcleaner est à présent un cauchemar abominablement réel dans une cage de combat libre, une vision les tempes comme des tambours rincée d'un flot continuel de sang, une douloureusement présente dérouillée de tisonnier au rouge, gavée de basses faites pour chercher la descente et l'asphyxie au sol, et broyer le bide par l'intérieur et l'extérieur. Tu préfèrerais que ce soit une hallucination, tandis que tu frissonnes entre les gifles lacéreuses de chimères bien tangibles, leur pal obscène dans ta gorge distendue, et tu es un boulevard ouvert. Tu es en plein dans le bassin. Devastator.
Streetcleaner est le seul album à pouvoir sans le secours de ma licence poétique convoquer le même enfer sur terre qu'Enemy of the Sun et réciproquement. A présent c'est aussi, comme lui, un album de hardcore. Très hard.

2 commentaires:

Veni Vidi Peni a dit…

Une écoute post-petit-réglage semble s’imposer

Veni Vidi Peni a dit…

Reçu hier, je me suis pas encore amusé à comparer au vieux vinyle. Par contre en ouvrant le boitier j'ai marqué l'arrêt devant ce visage féminin en noir et blanc, beauté froide et dédaigneuse que j’avais presque oublié, brrrrrrrr…