jeudi 7 octobre 2010

Imaginary Forces : Filth Columnist


L'on est tout à fait en droit d'estimer que Mickouille la fripouille a trop promptement changé de direction après Evanescence. Certes, il a encore sorti par la suite quelques bons voire trètrètrès bons albums, mais il finit aujourd'hui butant sans fin sur le même mur (et comme le tricky kid il a un peu trop perdu son asthme en route), et puis la piste, nous sommes j'imagine quelques uns à le penser, méritait d'être suivie un peu plus avant, sous les palétuviers radioactifs semi-prescients. Surtout après l'expansion de perspectives et de dimensions du réel générée par le subséquent Ellipsis. Oh, certes, les frustrés ont bien le Re-Entry du frangin Techno Animal, et les vieux albums des cousins belges de Silk Saw, à s'inoculer pour satisfaire leur soif sifflante de pouls hallucinanxiogènes, mais enfin : d'aucuns quelquefois en sont réduits, pour augmenter la taille de la pile sur l'étagère, à y loger certain Aurora qui, croyez-moi, n'y gagne pas sa place par la seule présence du dénommé Plotkin.
Aujourd'hui, pour eux, pour nous, un heureux événement : du sang frais, bien contaminé, luxuriant de bacilles. Filth Columnist est tout cela, tout cet illustre patrimoine gravé dans le lichen millénaire d'outrespace, remix de PCM (ah, PCM ...) y compris, et même du Silk Saw subliminal plus récent, mais plus encore ; Imaginary Forces a sa propre fréquence de paludisme tellurique, pour venir défendre parmi les grands sauriens pulvérulents semi-végétaux son propre coin du marigot, pour imposer son propre cauchemar gris et vert sur la faune et frayer sa propre pyramide alimentaire, dans le frou-frou de grincements général. Vous ? Vous n'avez rien de spécial à faire, insectes mentaux, croissez et multipliez, et voletez, voletez ...

1 commentaire:

Le Moignon a dit…

L'épidémie est en marche, ça fait plaiz