jeudi 14 octobre 2010

Pushy! : Free Form


De quoi retourne-t-il donc au juste avec Pushy! pour que, toutes ces années après avoir renoncé à en pécho à Paris, en croiser un dans mon bac à soldes favoris en ma nouvelle province, me rende à ce point frétillant ? Est-ce le typique blend de hardtek et de breakbeat des frees qu'ils rendent plus raffiné par leur injection d'abstrait et de méditatoire ? Ou bien l'intelligent techno qu'ils rendent furieusement crapule et ravigotent d'une âpre infusion d'épilepsie teknivalière ? A moins que ce ne soit la jungle des riches heures, qui collisionne la lobotomique techno foncedé, et l'imbibe de spiritualité dub futuriste ? La réconciliation de l'Avantgardism et de l'infoline ?
You're missing the point here, dear. Pushy! est french-fresh, voilà ce qu'il y a ; vous savez ? mais si puisque je vous le dis : cette insolence, cet aplomb qui constitue une famille avec Binaire, Blackstrobe, Pryapisme, Kickback, Trepalium, Lava, , Whourkr, Welldone Dumboyz, Hems, No-Tek, Prey for God, Meurtre et j'en oublie ; cette façon un peu blaireau un peu alterno de téléscoper et accoupler en sagouin sans éducation ni culottes, et que non seulement ça sonne, mais qu'encore ça sonne aussi naturel, frais et explicite qu'une sévère fessée déculottée, ce qui fait toujours bien plus baigner du périnée que les anglophones de la composition, eux qui ne peuvent jamais s'empêcher de te raconter Le Jour d'Après.
On a toujours pu tomber sur Pushy! à peu près n'importe où, avec leur illegal-droidic-funk interlope, corrosif et lunaire, des ballets contemporains au teufs les plus pluvieuses, l'endroit où ils restent les plus rares est le cd, si vous les croisez, vous êtes prévenus.

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