dimanche 31 octobre 2010

Ultralyd : Inertiadrome


Je vous fais un dessin, ou bien vous devinez comme des grands pourquoi je suis allé écouter cet album d'un groupe affilié jazz, au nom qui schlingue l'avant-garde ? Bien. Vous voulez savoir ce qui se meut derrière ? Un perpétuel bouncebeat batucadal qui sans répit ni pitié remue, carambole, bascule, bouscule, roule, tangue, rudoie, tourmente par-dessous les miaulements instrumentaux possédés par la sauvagerie vitale, appuyant et hachant sèchement le haletant brame de la basse, qui gronde sous les griffures fiévreuses, dans la pulsation débridée de ses spasmes, secouant follement les parties charnues serrées entre les mâchoires des guitares, se muant à mesure en une cuisante avalanche de pilons punitifs, fouet grisant d'une transe bestiale qui agite sens et raison comme pantins de chiffon, jusqu'à l'épuisement, à la torpeur lascive qui engourdit la durée ...
Vaudou ? Zoulou ? Rock'n'roll ? Crunk de la pleine lune ? Candomblé ? Chicago sound de la jungle ? Foutus nègres et leurs musiques du diable ...

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