lundi 29 novembre 2010

Dure-Mère : sangre


J'aurais aimé faire un peu moins fatras que le live report plus bas. Mais je suis toujours bien en peine de vous peindre correctement les tempêtes que dans le ciel éveille la musique de Dure-Mère, où elle claque de la langue, jappe et fait des entrechats, l'œil hanté, amoureusement carnivore, dans les voltes et les fentes de ses romances de guerre, dans les animales embardées de son tango brinqueballé d'escarmouches en taïgas mal famées, dans les heurts aériens de son jazz lardé de surinades au foie, dans les sures plaintes de son blues de loup des steppes, dans les vivifiantes grêles de son mieux que bel emocore cabossé avec bandonéon fou, guitare sèche et rugueuse et batteur aux caresses électriques.
Mais vous savez ce qu'on dit ? Le mieux c'est d'écouter. C'est beau l'Hérault l'hiver.

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