lundi 22 novembre 2010

Madball: Set it off

Ok, là vous vous dites papi il a laché la rampe, vlà qu'il gronique du Madball. Et pourtant, et pourtant...

Je suis vraiment pas le dernier dès qu'il s'agit de médire sur l'actuelle scène hardcore New-Yorkaise, ça vous êtes au courant. Pourquoi ? Parce qu'elle a été initiée par des gars qui approchent maintenant la quarantaine, et qui ont de fait grandi avec tous les groupes thrash et death de la grande époque, ainsi qu'avec le hardcore dans ce qu'il avait de meilleur. Tous ces ingredients on fait le succès des Subzero, Maximum Penalty, Cold as Life, All Out War et j'en passe, dans les années 90. Mais 15 ans plus tard, la plupart des groupes se réclamant de ce glorieux passé se complaisent dans une autosatisfaction crasse, célébrant un eternel tribute à eux-mêmes. Une glorification de soi homo-érotique, du cliché gangsta que même un Xzibit trouverait forcé, à des années-lumière de l'esprit originel. Des riffs d'une facilité à faire passer Manu Chao pour du Gorecki. Du tough-guy qui a sa table réservée dans le coin VIP des boites à la mode, au diable la street cred. Alors pour du lourd, c'est du lourd, ça on est d'accord. Juste qu'il faut plus chercher du côté de Marianne James que du monolithe noir. Mais revenons en arrière, à l'âge d'or en somme, avec ce disque: 30 minutes sur la brêche, de slayer en survet et de punk de salle de gym. Racaille deathcore si vous voulez. Une putain de galette ultra dynamique comme Hatebreed aurait aimé en sortir.

Meilleur moment pour écouter le disque: en sortant de chez soi tel Tony Montana allant acheter son pain.

2 commentaires:

Veni Vidi Peni a dit…

"Set it off" est sûrement le meilleur album du genre… j’aime en particulier les derniers titres de HC épileptique et disloqué qui rappellent le Madball du tout début. Rien à jeter.

Little-Axe a dit…

completement. et pour la peine je m'en vais faire celle de something's gotta give.