mercredi 10 novembre 2010

Meurtre - demo + concert de soutien à la ferme agro-poétique de Malescalier, CICP, Paris 11

Au début, tout allait bien : Soum était une petite lande sans histoire, où régnait paix et sérénité. Il y avait, entre moi et Gulo, un accord tacite : il avait Binaire, j'avais Death to Pigs (dont il faudra bien que je vous cause un de ces quatre), et tout le monde était content. C'est quand Meurtre a débarqué que les choses ont commencé à se gâter…
En même temps, avec un nom pareil, il fallait s'en douter, que ces cons allaient foutre le bordel. Parce qu'il faut avouer que Meurtre porte bien son nom. Eh! Oui, aussi évident que cela puisse paraître, il faut quand même le dire, voire le gueuler à coup de porte-voix, mais Meurtre TUE. Meurtre lamine, étouffe, évide, sans soif à étancher, Meurtre est une déclaration de guerre, guerre à l'apathie, guerre aux institutions, guerre à la paix. Pétage de plomb, point de rupture, merde à tout, art-rock foutage de gueule, Meurtre sonne l'urgence, à coup de bricolo-punk poutral, on tape sur tout ce qui bouge, pédales, tambour, basse, avec les pieds les phalanges, et tout ce qui passe sous la main. Meurtre sur disque sonnent Brainbombs, Swans, Hems, plein d'autres choses sans doute, mais surtout, Meurtre sonne meurtre. "ici, radio capital", saturation d'information, économies, carrière, acheter, devenir propriétaire, avant un final avec la chorale-synthé des lobotomisés de Saint-Anne, comme pour te dire tu seras le prochain. Des montées en veux-tu en voilà, du cassage d'ambiance - Paix ! - et et cette basse qui t'écrase ou te tabasse, tient le timon de la chicore pendant que les complices font du freestyle - parce que ouais, autant en studio, c'est très évocateur, autant en live ils ont beau dire, de la rage, ils en ont à revendre, la bête est encore plus débridée, encore plus n'imp, lecture de catalogue, porte-voix-sirène d'alarme (pas faute de l'avoir dit), improvisation, je passe les détails ; une leçon d'artisanat scénique, une panoplie d'outil quasi-inépuisable. À se demander ce qu'ils faisaient, tous, à regarder pendant que ça gueulait sur scène, ces gens qui avaient l'air de dire que Meurtre c'est bien, sans rien de réellement démonstratif lors du set proprement dit, dommage. Moi j'ai pris ma claque, troisième du nom, je pars dès demain en route de ma quatrième : ça se passe à Nanterre et je vous conseille fortement d'y être si vous ne voulez pas que Meurtre vienne à vous. N'oubliez pas ! Meurtre a plein d'outils qui n'attendent qu'à être utilisés ; c'est chose désormais dite, vous êtes prévenus.

3 commentaires:

gulo gulo a dit…

wow ; je reconnais bien ce que j'ai vu, et veux revoir

ocinatas a dit…

Ouais Meurtre ça tue, dommage que pas plus de gens s'en soient rendu compte pour le moment... ça aurait fait plus d'audience à Kiruna et Blackthread au café de paris :(

Uekte a dit…

ET meeeeeeeeeerde je les ai justement raté au Café de Paris, monde de merde comme dirait Georges