jeudi 4 novembre 2010

Steroid Maximus : Ectopia


Depuis le temps que cet album et le nom de son auteur me sert de synonyme pour cuivres et puissance brute, il était bien temps qu'ils figurassent ici.
On a tous déjà acheté un soundtrack à la sortie, emballée, d'une séance de cinéma, et été déçu, obligé, on a tous déjà essayé de s'enquiller un Barry Adamson ou un Recoil ; et si je bâche pas aussi Cult Movie dans la foulée, c'est juste qu'il est de Punish, et puis que son titre à l'impudence digne de Sheep on Drugs en fait un lauréat tout vu pour de futures autres chances.
Mais là on parle de JG, cocotte, l'homme de Gash. Avec JG tu t'en fais pas, même pas besoin de film - ça tombe bien c'est un disque - et d'ailleurs je vais pas vous raconter Ectopia, si j'étais scénariste ou réal ça se saurait, et si j'étais scénariste ou réal ce serait encore mortellement trop délavé à côté des prodiges que convoque Steroid Maximus. Avec JG tu grimpes aux accoudoirs et tu pantèles, poupée. JG c'est Sa Majesté des Cuivres, lui qui les a plus velus que Sean dans Docteur No, c'est l'homme qui sait programmer les beats drumnfuturejazz de façon qu'ils sonnent, Dieu bénisse, plus zoulous que Steve McQueen, c'est la rivière de phéromones musquées qui manque à Carpenter, le furet qui connaît comme sa poche à cigares tous les downtowns de Tanger à Borneo, le crooner qui apprendrait à Patton à faire son nœud-pap sans même ouvrir le bec tout en agrafant Kato au plafond d'un watatami-geri yodlé épuisant de classe, le maître du belmondo-breakbeat, la massive injection de Cary Grant dans les circuits électroniques ...
Emmène-moi en Ectopie, JG, où l'on étrangle à la cravate de soie.

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