lundi 22 novembre 2010

The Warlocks, Dure Mère, 22/11/10, le Rockstore, Montpellier

Le Rockstore : le verre de vin est à 3.80. Pas d'autres questions, votre honneur. Dommage, l'endroit est joli - mais la programmation a paraît-il redoutablement baissé de niveau depuis que je suis en ville. Beaucoup de guillaumes canets et de thurstons moores, forcément.

Dure Mère : la revanche du concert de The Unknown Project, dont ils étaient la tête d'affiche et où je ne les vis point, rassasié comme j'étais. Et donc, ça commence comme un accouplement de deux de mes plus suaves coups de coeur de cette année, Krugers Medbragte et Tyft, à savoir tangojazz qui fait voyager par forcément moult remous, à savoir mieux que très bien, et puis c'est libre comme Max Caballero en beaucoup plus souple, et ça joue ça tight comme si que c'était du Rise & Fall ou du Trelldom, et avec une classe et une simplicité renversantes, et que ça te met une tranquille calotte à tous les machins spazzjazzgrindacoustic que vous voudrez, Painkiller, Nostromo, Zu, toutes ces salades défraîchies ... Comment mettre une sévère tarte avec des dégaines de squatteurs de cafèt de fac de lettres - en même temps, quand c'est recommandé par papi Delpi, on se méfie ... Arrêt au stand impératif.

The Warlocks : peut-être que Dure Mère n'était pas la première partie idéale ; peut-être que si j'avais réécouté un des deux albums que je détiens, je me serais rappelé que tout le monde s'extasie sur le reste de leur parfaitement soporifique oeuvre, Heavy Devy Truc en tête ; il est certain que l'on sent diffusément qu'il se passe quelque chose de sinistroïde là-dessous, sous ce tranxen-stoner-garage coinços ; toujours est-il que j'ai hélas et comme il était sans doute à craindre trop pensé à My Bloody Nougatine et pas assez ni à REM ni à Cure ni à Remi Zero, que le mec n'a pas assez usé de sa voix aigrelette, et que The Warlocks ont le charisme d'une barquette de noix de pétoncles, la caricature de bassiste y compris - forcément asiate, forcément dégingandée, forcément arquée et secouée comme sur un wishbone par temps d'orage à son énorme engin, une fleur derrière l'oreille ...
Toujours est-il qu'il fut rudement bon, au premier baisser de rideau d'un set apparemment très court, de filer attraper le tram au son d'un Igorrr qui, j'en profite pour le signaler puisque la minablement hâtive chronique l'omet, sait quant à lui faire jaillir du n'importe quoi la tangible beauté.

2 commentaires:

DelP! a dit…

Hey mais tu parles pas un peu souvent de moi toi ici ? C'est pour vérifier que je te lis ?

gulo gulo a dit…

gnéhéhé