mardi 7 décembre 2010

Biohazard : kill or be killed


On ne va pas discuter de la nécessité ou pas devant Dieu de contextualiser : je n'en suis pas capable, c'est tout. Et ainsi que j'aime à le dire, ce n'est pas contextualisé qu'Overkill me mit une baffe, c'est en 2008, et dans l'état de mes connaissances et expériences d'alors, et c'est aujourd'hui en 2010 qu'il met encore une cuisante à peu près au monde entier.
Les vieux Biohazard, j'ai beau faire, je peux pas. Soit je pense à du Suicidal sans le mojo, soit du Prong sans le vice, soit les deux à la fois, mais dans tous les cas, ça ne passe pas. Tandis que celui-ci, qui irrite les vrais fans, avec son accordage en korn mineur, ses tempo andante panterabile toujours à la limite du Crowbar, ses ambiances sinistres indécrottablement nineties, ses vocaux qui se rêvent des gros roustons death metal, son bouga-bouga ringard comme du Obituary récent, son épais beaufcore qui n'a que châtiment et survie à la bouche, idéal pour se secouer les tétés et les bajoues tel un catcheur ou un combattant MMA tuné jusqu'aux yeux ... C'est d'un clinquant total qui leur va bien mieux que l'intègre indigence des débuts, c'est laid comme du Life of Agony, et ça vaut bien mieux que la majeure partie des jeunes trucs beatdown trop dangereux et deadly serious d'aujourd'hui, parce que c'est aussi impossible et attachant qu'une doudoune de Jesse Pinkman.

1 commentaire:

Little-Axe a dit…

et je ne t'apprends rien, bien entendu, quand je dis que c'est Alan Roberts de Life O qui a fait la pochette ?