mercredi 8 décembre 2010

Biohazard : uncivilization


Mesmérisant de nullité, magnétique de platitude et de vanité. On me dira, c'est normal, j'ai choisi l'un des pires, le premier album de Korn de Biohazard, celui où le subterfuge est comme Evan Seinfeld : trop gros ; ça ne prend pas, pas assez racaille, tout ça. Mais ça vaut pour n'importe lequel de leurs albums à la très solitaire exception de Kill or Be Killed. Ce n'est même pas tant qu'on ne les reconnaisse pas : tout comme sur Mata Leão, un de leurs albums, à ce que j'ai pu constater, les plus sucés jusqu'à fondre, l'album de Helmet de Biohazard, on reconnaît fort bien la patte Biohazard - je ne parle pas du fameux duo petit roquet/petit bouledogue, ou du hip-hop poussif, ou des riffs ... ah non, pardon, l'appellation "riff" n'est pas appropriée à Biohazard : je parle de l'hypnotisante vacuité de tout ceci. Déjà à l'époque d'Urban Discipline, alors que mon épiderme était aussi vierge que mes sinus et que ce que j'écoutais de plus violent s'appelait le Black Album, alors que Biohazard était le seul groupe de hardcore que je connaissasse et que la seule intégrité qui m'importait était celle de mes glandes sébacées, j'ai toujours trouvé aux "Bio" une écoeurante et capiteuse odeur de fausseté. Dans tout ce qu'ils font. Biohazard, infailliblement au gré de leurs albums et de leurs diverses tentations, ont toujours réussi à ne prendre que le pire, du metal, du hardcore, du hip-hop. Biohazard seraient presque les Cypress Hill du hardcore, n'était-ce que Cypress Hill fait les choses avec un talent insolent.
Il se peut très bien, pour ce que j'en sais, qu'ils soient vraiment de Brooklyn, comme ils l'aboient de façon hilarante sur leur premier, c'est le cas de le dire, effort ; il se peut très bien qu'ils aient connu à outrance la misère et le ghetto ; mais ils réussissent, avec un brio qui n'appartient vraiment qu'à eux, à faire sonner tout cela creusement mythomane, mal gré qu'en ait la convexité de leurs pecs - non mais, Billy Graziadei ?? C'est sérieux, cette dégaine ? J'ai connu un d.a du Rex qui était son sosie, par la suite. Il s'appelait Valéry.
Non vraiment, croyez m'en sur parole, le seul disque d'eux à écouter, c'est Kill truc, celui où ils atteignent enfin la sombritude tant désirée, puisqu'il est aussi sombre qu'une Golf GTI noire surbaissée à énorme becquets et flaming noir fluo.

Mes excuse l'Apache, mais il fallait que ça sorte.

3 commentaires:

Little-Axe a dit…

t'as pas à t'excuser, je suis carrement plutôt d'accord. il y a un côté "j'en fais trop pour être honnete", c'est un fait. mais urban je persiste à le trouver tres bon, ainsi que le new world !

Veni Vidi Peni a dit…

Biohazard, le peu que j’en ai écouté ne m’a pas vraiment donné envie de creuser plus loin : au-delà de ma limite "Pascal Brutal" + arrière-goût de surfait. Après je connais des gens bien qui aiment bien…

gulo gulo a dit…

haha, pascal brutal, bien vu, je suis jaloux