dimanche 26 décembre 2010

Circle of Dead Children

A ce qu'on dirait que j'étais tombé sur celui qu'il fallait pas - une prod à trois milliards fait pas tout.
Parce qu'en dehors de ça, Circle of Dead Children tient pas mal les promesses de son riant patronyme, et délivre princièrement tout le torpide plaisir du goregrind death - car, mieux vaut le reconnaître de pute en gland, c'en est, vigoureux, assuré, fier et fécal. Les subtiles (je sais, ça fait drôle) enluminures black, indus, doom et sludge ne sont là que pour assaisonner l'ambiance, pour lier et velouter le soyeux des résidus de matière cérébrale sur les murs - et dieu merci surtout pas pour se faire remarquer comme preuves d'audace compositricionnelle qui voit en avant, non, plutôt pour jouer les mignards détails inaperçus dans les zones délaissées de l'écran mais qui contribuent précieusement à l'effort collectif de sape du moral et des nerfs, de soumission par la misère et de pesante terreur sordide - me demandez pas d'exemple de film et de plan, je sais même pas si ça existe, c'est un concept de mon esprit.
Ceci posé, l'on peut sans crainte se lancer dans l'un des trois albums ci-dessous, en détailler et estimer les mérites différentiels, en disséquer la délicate alchimie, reviendrait à débattre si l'on préfère se faire émincer à la moissonneuse-batteuse, à la débroussailleuse ou à la meuleuse : on sait pertinemment que l'on finira par toutes les goûter, gourmandise oblige (du coup, je vous dis pas lequel est qui, ce serait salaud).
Après, il y en aura toujours pour aller trouver que c'est du deathcore et qu'en ambiance sociopathe ils préfèrent Suicide Silence ; il y en a toujours pour préférer Saw à Texas Chainsaw.


The Genocide Machine


Human Harvest

Psalm of the Grand Destroyer

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