mercredi 1 décembre 2010

Synapscape : Rage

Déjà, vu la tronche de l'artwork, entre son noir charbonneux, ses chairs contorsionnées et sa typo bourrine, tu sens d'emblée que tu vas te prendre un vieux truc glauque et massif dans la tronche, du genre grosse musique de nightclub-bunker-bitume tout droit sorti d'un Kounen circa Vibro-Dobermann meets Noé circa Rectum. Noé justement, j'en revenais l'autre jour, tout lobotomisé d'un visionnage d'Enter the Void, vidé par le bad trip post-mortem et la bande-son totalement hypnotique. Qu'écouter dans une phase quasi-trauma comme celle-ci ? Avec son démarrage glaçant, façon musique de morgue, ses vieilles nappes toute frigides, ses beats tech-indus compactés en bloc de béton, ce disque semblait tout indiqué. Post-mortem ? Indeed, ambiance rave létale organisée dans un blockhaus d'anthracite près du centre de la terre, où le peu de lumière en stroboscopique filtrant dans le décorum permet tout juste de distinguer la masse humaine épileptique, glissant, ondulant péniblement au rythme des grincements de cette techmort désincarnée, et grisamment abrutissante.

2 commentaires:

gulo gulo a dit…

clap clap clap, merci, tout ça - et encore un autre des disques que j'avais en tête en ouvrant ces lieux

Le Moignon a dit…

Une grosse claque ce disque en tout cas, pour ce qui me concerne ; pourtant, diable sait que j'avais hésité à le laisser pourrir dans son bac à solde... On a frisé la catastrophe