vendredi 28 janvier 2011

Gentlemen, please ...


Ce soir je vais vous parler d'un trip musical assez à contre courant, tout simplement parce qu'il m'inspire. Aussi paradoxal que cela puisse paraître. Effectivement, Satan owes us money n'aurait a priori pas vocation à traiter de la musique d'Eglise de l'Angleterre du XIIIe/XIVe siècle. Et pourtant. J'ose croire, et à vrai dire j'en suis persuadé, que SOUM me permettra d'affirmer que cette musique a sa place ici. Tout simplement parce qu'elle évoque en moi l'exact contraire de ce qu'elle devrait susciter. Et j'espère pouvoir vous y amener. Je vous prie d'admirer, à travers cette musique ô combien sacré et sacrificielle (n'oublions pas l'agneau d'Abraham) l'œuvre non pas de dieu avec un petit "d", mais de l'Homme avec un grand "H". Cette oeuvre qui vous prend aux tripes au travers d'un simple récital a capella. Cette œuvre qui vous déstabilise, vous remet les oreilles dans le sens de la marche en vous révélant la puissance de la capacité musicale de l'homme moyen. Cette œuvre qui vous fait sentir à quel point l'Eglise apostolique est une institution de l'Homme prêchant la Mort, bien pire que tous ces guignols blakmétalesques que pourtant j'affectionne tant. L'Eglise catholique ne s'intéresse qu'au salut de l'Ame. Entendez par là qu'elle ne préoccupe guère de la façon dont vous crevez. Que ce soit sale ou propret, peut lui en chaut. Mais tant qu'à faire, admettez que pour ne serait-ce qu'approcher Jésus, vous avez intérêt à ce que ce soit sale. Salement sale. Et si vous ne ressentez pas cet appel divin à la morbidité boueuse quand vous écoutez une bonne vieille prière maritale du XIIIe siècle anglo-saxon, alors je ne puis plus rien pour vous.


Slawomir

Aucun commentaire: