jeudi 20 janvier 2011

Profanatica : Disgusting Blasphemies against God


Une basse qui darde dans le noir du black metal : c'est rare ; un son de basse aussi prodigieux : non moins rare ; alors les deux ensemble : imaginez-vous ...
Elle turgesce de venin avec des trémulations vibrionnantes de vice qui à elles seules récompensent l'achat de l'album. C'est un psaume obscène, cette basse, du Hate Forest tropical. Se lui ajoutent : une voix lépreuse râpeuse à saigner, brûlante de pestilence, une bastonnade rythmique qui amalgame militarisme et cannibalisme, des chansons à la largeur de vues de pitbulls, un son général tiède d'humeurs infectieuses : tout brûle dans ce disque délicieusement vibratile et qui, à une époque où l'on oublie parfois que le beumeu n'était au commencement que du death très croyant et très pratiquant, qu'il n'y a pas que la méthode Portal pour qu'à nouveau les deux se confondent ; bim ! un Incantation-like beumeu.
Inutile de préciser, au vu du prometteur emballage ci-contre, que la chose paye son ambiance romaine dépravée-défroquée.

2 commentaires:

Sergio a dit…

C'est vrai que c'est beau tout plein...
ça faisait bien longtemps que je n'étais pas parti travailler de bon matin en me chatouillant les oreilles au BM.
Merci révérend !

gulo gulo a dit…

c'est donné de bon cœur, mon enfant ... mets-toi donc à genoux, pour rendre grâces ; et pense à notre seigneur