mercredi 19 janvier 2011

V/A – Bullshit Detector 2008 CDR

Hum, dis-moi, c’est quoi ce CD-R ? Et bien, pour commencer, laisse-moi te dire que l’avantage des familles recomposées c’est que tu vois passer du monde. Notamment des tantes, dites "par alliance", avec lesquelles tu ne partages, à priori, aucune chaîne chromosomique. Dans le bouillant imaginaire adolescent, certaines, attentionnées, serviables et bienveillantes sont assez aimables pour te dépuceler à la bonne franquette, entre la poire et le fromage. Comme ça, pour "rendre service au p’tit". Mauvaise pioche : tu te retrouves avec tante Martine, un bloc de graisse aux petits yeux porcins qui ne peut s’empêcher d’émailler sa conversation de slogans publicitaires abrutissants pour partir ensuite d’un inimitable rire d’insecte étranglé : hahaha criii criiii criiii criiii criiii. Un bloc de graisse passé maître dans le rangement optimisé de lave-vaisselle et les dégradés vert-défraichis de chiffonnade pour œufs mimosa. Pour revenir à ta question ("hum, dis-moi, c’est quoi ce CD-R ? ") et bien laisse-moi te répondre "c’est comme le Port-salut, c'est marqué d’ssus !". Hahaha criii criiii criiii criiii criiii. Bon, foin d’introduction oiseuse, il s’agit en fait d’une compil regroupant des reprises de classiques punkoïdes (Discharge, Crass, Crucifix, Napalm Death, Flux of Pink Indians…) par des "groupes" bruitistes peu connus que l’on peut classer en trois catégories. Les premiers ont utilisé le morceau d’origine en poussant la distorsion et l’écho dans les extrêmes, en rajoutant éventuellement quelques bidouilles et en re-gueulant par dessus. Mouais, moyen et surtout prévisible. Les seconds, plus inspirés, se sont livrés à un vrai travail de recomposition, ne gardant que les textes scandés/hurlés façon power electronic. C’est assez déconcertant, d’une part parce que ça n’insulte ni nègre ni youpin, d’autre part parce qu’il est plutôt étrange de ne pas pouvoir identifier un morceau que l’on connaît par cœur. Enfin, fermant la marche, le timide qui bricole en arrière plan du morceau original. Bref, une compile pas indispensable, mais loin d’être inintéressante. Tout comme ses illustres ancêtres dans le fond. PS : Tante Martine, où que tu croupisses, saches que je m’excuse de n’avoir jamais cherché à te baiser. J’avais peur de ne pas trouver ton sexe. Cette chronique t’est humblement dédiée.

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