vendredi 21 janvier 2011

Warmarch : The Declaration


Je vous ai parlé de Weapon, le beuoué tout entier vous a parlé de Portal, je me morigène pour vous parler de Mitochondrion, je vais bien devoir vous parler d'Ulcerate puisqu'ils sont enfin bons ... Le futur bouillonnant du mal tout en métal, on l'a forcément noté, se trame aux confins, sinon de l'univers, du moins de la terre, dans les pays du bout du monde. Là où le death, ainsi que d'aucuns ont dit, devient Art, là ousque, ainsi qu'on peut préférer le voir, les mecs marchent la tête à l'envers lorsqu'ils sont australiens et néo-zélandais, et sont des crazy fucking canadians lorsqu'ils sont canadiens.
Warmarch sont canadiens. Bon point pour eux. Ils sont pour certains d'entre eux dans Weapon. Très bon point pour eux - et ça s'entend, s'entend. A savoir que ce que le dernier Weapon, à la sauvagerie somptueusement épique, a un brin perdu en frontale louferie thug, on le retrouvera sans méprise possible, tout au long de ce sabbat-ci. Nouba carnivore débridée à base de tambours de guerre tourmentés par des rêves de mitraillettes convulsifs, de basses en escadrons jazzy de la mort, de grêles noise qui font l'effet du gros sel dans le fondement ... Commencez par penser saccadé, vous commencerez à imaginer Warmarch ; pensez heavy metal saccadé et acrimonieux, pensez étourdissants mangeages de G entre les frappes amphétaminoïdiennes Absu-style et les moshparts houga-bougales in an Obituary fashion, pensez aigreurs godfleshistes, spasmes primusiens et odieux necrothrash de chez la vieille Angèle Morbide, et angles d'impact d'une scabreuse démence no-wave ; au fait, je vous ai parlé du chanteur ?
Le chanteur a toutes les qualifications pour piauler dans un groupe de freaked-out trad-doom de première bourre, type Unholy meets Root meets RevBiz, il pourrait facile remplacer Attila ou Maniac les jours de gastro voire leur chourrave le poste, mais il ne s'arrête pas là : tout en élégance efficace, il représente pour bibi la double satisfaction, narcissique et musicale, de voir confirmées ses impressions tenaces de parenté entre Weapon et Starkweather - c'est facile : chaque fois que je me passe le disque je veux revérifier si Resmini y aurait pas cachetonné.

2 commentaires:

Ø a dit…

oulà... ça donne bien envie ce truc

thelightcarrier a dit…

Tiens, ce soir je dîne en tête à tête avec le dernier Mitochondrion, tout en latin. Bonne ambiance.