samedi 12 mars 2011

The Acacia Strain : Wormwood


Parce que j'aime aussi assurer le suivi des dossiers, et rendre parfois autre chose que des premières impressions d'extase. Or donc, qu'en est-il, des mois et des mois après, de cette chose si bleue ?
Très peu étonnamment après tout, le même topo qu'au début : comment, aussi, un machin à ce point imbécile, explicite, univoque, aurait-il pu changer en quoi que ce soit ? Tout au plus notera-t-on que l'écoute pour de real à volume approprié dans un casque de bâtard rend les morceaux moyens du ventre mou de l'album un peu moins moyens, la puissance sonore ridiculement cataclysmique du groupe encore accentuée par l'immersion totale rendant impossible la fatale déconcentration qui est la malédiction du disque, et mal gré que l'on en puisse avoir on continue de se récolter des pâtés de maison sur le coin de l'œil, non-stop.
Mis à part ce réajustement, on bénéficie donc toujours du même imprenable premier rang pour assister à un moshing de porcs dont l'embompoint fait craindre à tout moment l'éclatement dans la manœuvre, qui fera du pauvre de nous un arbre de noël couvert de viscère. Et surtout, on ressent avec une clarté de plus en plus sereine la parfaite évidence de cette musique qui pour être extrémiste, à la limite de l'abstrait, et opérer dans le secteur de la brutalité la plus stricte, n'en éprouve pour autant pas le besoin d'en faire un drame (on en reparlera bientôt, puisque KEN Mode sort un album), et ne le cède à personne en jovialité. Et le bleu prend enfin tout son sens.

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