mardi 8 mars 2011

Cercueil : Erostrate


Erostrate n'invoque pas le Soleil Levant, et pourtant l'évoque bien plus invicinciblement que, au hasard, le Hai! des Creatures (qu'il serait temps que je réécoute, un peu). Mais si toutefois l'on ne rêve pas la nuit en planches de Satoshi Kon, de floraisons de cerisiers électroniques pensants en chaîne de déflagrations silencieuses et délicieuses, de vols planés du mental qui sont aussi une paire de lèvres incarnadines, de cris de mouettes qui sont des koan, de faire des culbutes dans les airs scintillants et des galipettes avec le chant des baleines astrales ... on peut aussi se jeter tout nu dans ce disque, si l'on aime la new-wave moderne, celle qui ouvre un instant, que l'on voudrait voir durer toujours, de grâce suspendue entre languidité cold-wave et ravissement summer of love - Andrew Weatherall, Underworld, Covenant, Fever Ray, voyez ? Même s'il serait plus vrai de figurer le chaud et froid en eaux femelles brassé par les remous de Kas Product, Everything but the Girl et Leutha ...

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