samedi 30 avril 2011

Electric Wizard : k-hole


Oui, une troisème fois, cet album m'obsède rien qu'un peu.
J'envie ceux qui trouvent cet album cool ou pas cool, ou super ou naze d'ailleurs, ceux pour qui c'est un disque de rock, et pas comme pour moi un disque de Blut aus Nord, un disque de ZymosiZ.
Electric Wizard a jadis écrit un morceau du nom de "Return Trip". Aujourd'hui les, et nous, y voilà. En plein dedans : la régression maximale, le néant de ces choses qui ne sont plus des riffs, que de mols soubresauts de résistance, avortons de gestes débiles venus du fond d'un sommeil tourmenté de la raison, de ce disque qui n'est qu'un trou, un puits, une noyade des fonctions intellectuelles et du cerveau dans ses propres limbes vagissantes de méchanceté et d'idiotie, dans le bruit de tonnerre du gouffre. Voyage retour en effet, retour à la soupe primordiale, retour au vide béant et hurlant entre les atomes, au noir de cette pochette qui est le même que sur celle de Printf, retour nihilateur, voyage éreintant et coupeur de souffle dont en général on a un peu de peine à revenir entièrement. We Live est probablement leur meilleur disque et Dopethrone leur plus tough guy, mais quel disque voulez-vous qu'ils puissent sortir après ça ?

2 commentaires:

Ikea a dit…

"quel disque voulez-vous qu'ils puissent sortir après ça ?"

Si j'ai pour ma part déclarer unanimement avec moi-même que Black Masses était de l'auto-suçage génial, je me pose de plus en plus cette question oui...

Ikea a dit…

*déclaré