lundi 23 mai 2011

Mastère of Poupettes

Je tire les ficelles qui les font danser ... Et ils viennent à moi (rire de Gary Oldman dans Dracula)



Morbid Angel : gateways to annihilation


Pris en otage au milieu de ce gigantesque banquet mastodontofantasmagorique, dressé au milieu des ruines d'une antique cité sous le ciel empourpré d'une lune de Jupiter, l'auditeur ne pèse pas bien lourd, tandis que se joue autour de lui un Peplum extra-terrestre dont les tenants et aboutissants relèvent d'une science hautement supérieure... et autre.
Des barons zombies aryens aux musculatures extrêmes, versions hydrocéphales de Schwarzennegger Barbare, vêtus de cuirs arrachés aux culs de bovins d'outre-monde, leurs énormes têtes surplombées de casques phalliques, leurs cous-pylones entourés d'anacondas. Des colliers... Grognant entre eux dans un dialecte proche de l'humain, avec la voix gracile du rhinocéros en rut, en saisissant de temps à autre dans ces crânes de cyborgs géants leurs servant de coupelles apéro des poignées de scolopendres qu'ils s'enfournent mécaniquement, avant de reprendre leurs borborygmes et leurs mugissements de brutes. Réunion. Caste. Empire. Ils se chamaillent à coups de boutoir, martèlent de leurs poings lourds comme des massues les monolithes piqués à Stanley Kubrick qui leurs servent de tables basses. Martelage. Leurs peaux épaisses, suintantes de mille pus fluorescents. Leur bouches larges, hérissées de dents sculptées comme des cathédrales... Tandis que les cieux au-dessus s'empourprent davantage. Se noircissent même. Ténèbres. Terreur. Tartiflette à l'homo sapiens. Tandis que leur Empereur, Azagthoth le Hutt, se vautre dans son bain de mazout comme Buddha Le Hutt, en flatulant des solos fluorescents qui jaillissent au rythme imprévisible des éclatements de bulles. Tandis qu'au loin grondent des entités larges comme maman (fallait bien caser un bout de Lovecraft, huh). Que les spadassins spasmolitiques érigent leurs statues sur les estrades impérieuses. Que grondent les ultrabulldozers de leurs armées. Que ventrulent des behemostrogoths crandiqueux et spedoraths mégolifiques par-delà les korgisphères. Puissance. Incompréhension. Contrôle. Martelage. Corps en amas. Soumission à la Race Absolue... On ne sait jamais très bien si dans les boîtes crâniennes énormes de ces demi-dieux, derrière ce regard plus profond qu'un puits, il y a un cerveau cent fois plus lourd que celui de Kasparov, une supra-intelligence extrahumaine, qui échaffaude des plans machiavéliques et des stratagèmes trop vils et complexes pour être retranscrits par nous, naïves créatures primates, ou si ces têtes sont simplement remplies de néant, et que tout ce brutal piétinement au tempo cancérigène n'est qu'une très mauvaise blague pas drôle du tout, aux proportions cataclysmiques, dont la conclusion sera votre carcasse, aplatie comme une crêpe bretonne.

Dans tous les cas vous l'aurez compris, chers marmousets ; plus qu'indigestion, plus que densité, plus qu'abstraction, le mot d'ordre ici est : Domination.



Jean-Jean



Soldat, je suis content de vous.

1 commentaire:

gulo gulo a dit…

plus je la lis, plus je savoure la richesse du pastiche