jeudi 26 mai 2011

Mondkopf : Rising Doom


Le goth redevient avouable, mais faut pas pousser : on veut bien fréquenter les machins qui pillent les Chameleons et la bonne Siouxsie, mais pas l'electro-dark, faut pas déconner, haha, ils sont drôles. Du coup c'est amusant, les contorsions que les gens peuvent faire : Mondkopf - rien que le nom, vous êtes grillés - est emballé, par son géniteur aussi bien que par les exégètes, comme de la techno de mec qui aime le metal, et qui trouverait avec Rising Doom (on t'a pas dit que le doom c'est démodé depuis au moins un an, Pierrot ?) le chemin d'une darkness toute nouvelle - ç'a bien marché pour Black Strobe, eh ? Sauf que Rebotini en plus d'aimer le gros metal est un goth, il ne s'en cache pas. Alors soit vous mentez, les gars, soit on croit à la théorie du bon sauvage et de l'invention innocente ou je ne sais quoi ; parce que votre machin, là, n'a rien de metal, mais tout de l'electro-dark-bouh-la-honte-hé. La techno que joue Mondkopf ici est épaisse comme du Iszoloscope avec ses gros tempo sur vérins, et les nappes on dirait du :Wumpscut: héliporté par un Food for Animals qui serait en parfait état de marche (ça fait étrange), ou du Carla Subito en rangeos. Alors ceux qui font, vous êtes des GOTHS, et ceux qui écoutent, vous êtes des GOTHS. Condoléances. Venez en soirée goth, on écoute plein de trucs que vous allez a-do-rer.
Pour les autres, Rising Doom c'est The Hypnotizer qui s'arrête d'un coup et contemple les saloperies qu'il a fait, ses mains pleines de sang jusqu'aux coudes, revient à lui, se rappelle qu'il est le gentil Speedy J, et fond en larmes et en morve, à genoux dans le champ de boue, les yeux implorant le ciel, d'où cascade une tonitruante lumière qui le lave et l'embrase, c'est super joli, c'est vachement bien.

1 commentaire:

Raph a dit…

très bonne came merci !