vendredi 13 mai 2011

Pestilence : Doctrine


Ah, le Pestilence moderne ... Les vrais qui ont connu bien avant moi pauvre newbie, en sont navrés, j'avoue n'avoir pas réussi à retenir pour quelle raison, moi qui de l'ancien Pestilence ne sauve que Spheres. C'est au point que je croirais presque à genre un profond malentendu - mais non : c'est indéniable, cette musique est technique.
C'en est même touchant et beau, comment toute cette technique est avec application mise au service d'un objectif qui est manifestement de rendre la copie la plus visqueuse possible, où les portées des différents instruments semblent défiler à différentes allures dans des sens différents, où Mameli semble un Van Drunen aussi bourré que contrarié, où tout en somme semble conspirer à mériter mes mots semi-prémonitoires (j'avais réécouté Resurrection Macabre, aussi) - un déploiement lourd de forces techniques entièrement au service de la laideur, car il va sans dire que Doctrine est laid, aussi laid que le pape pas cool de sa jaquette, que le prêche vachard d'icelui en préambule de l'album et, sur le plan cosmique, que du Meshuggah dont peu à peu dans la glu bleue du brouillard noctifère tu reconnaîtrais les exécutants comme les ours junkies de Cathedral, laborieusement funkant chacun dans son coin et sa semoule (mais lequel de ces cons a bien pu mélanger ses partoches de Primus et de Canniboule ?!), et discozombizoukifiant à qui mieux mieux comme pour un disque produit par Erik Rutan.
Quelle bénédiction que le death metal, mes enfants ...

2 commentaires:

Raven a dit…

cette pochette quand même... t'as du mérite pour avoir réussi à passer outre

gulo gulo a dit…

en même temps, ils sont hollandais