mercredi 18 mai 2011

Ramesses : Possessed by the Rise of Magik


On a bien un peu tiqué ; mais finalement non, cette pochette ne pouvait mieux convenir, aucune luxuriance de fatras pseudo-evil ne pouvait mieux convenir que cette photo qui exsude le danger et le malin de proximité, ces briques et cette triste cave qu'on devine balayée par le vent froid et peuplée par la malice voyouse des affreux et misérables succédanés de Manson Family de gouttière qu'on y voit (visez-moi ce terne regard gaahlesque, au premier plan), à cet album qui fout une mégarouste de gabarit historique à tout ce qui existe dans le genre - doom occulte générateur de transe - tout le gentil Electric Wizard, les excellents derniers Ramesses, les aristos Wounded Kings, même le pourtant valeureux acharnement auto-intoxicatoire du Bong que je devrai évoquer un de ces quatre, voire les moments soul hardcore du plus rugueux Neurosis - rouste flegmatique autant qu'impitoyable et lycanthropique, avec son Motörhead qui joue de la cold désinvolte et effrontée, et dont le saturnisme poilu s'est encore un peu plus affirmé, tendance décollage frissonnant pour Saturne, tout en souplesse dans la crâne mollesse de voix claires à moitié parlées et le sarcasme d'imprécations sataniques de clochard perdues dans les réverbérations gris Cure engourdi ; un désert sinistre où ces cochons dégénérés, Kickback du doom cornaqués par les esprits d'Oscar Wilde, n'en mènent eux-mêmes guère large, on en jurerait presque, n'était qu'en bons Anglais ils ne se départiront jamais de leur chevaline narquoiserie.

2 commentaires:

Aicici a dit…

"Gulo: t'enlève les maux de la bouche" ...
postes là sur le site des gros cons que nous sommes. Aïeloveya pourra rédiger la sienne par la suite. :)

gulo gulo a dit…

je ne réutilise pas mes chroniques ; mais si d'aventure autre chose me vient, sait-on jamais, quand je l'aurai écouté plus d'une fois ... je considèrerai que j'ai ta permission - au moins jusqu'à ce qu'il t'en vienne une aussi ^^