lundi 23 mai 2011

Siouxise & the Banshees : face to face


Soyons sérieux, on peut bien tous l'avouer à présent qu'il y a prescription : si le second Batman de Burton est très universellement homologué comme le meilleur de la franchise, au moins jusque sinon y compris le Dark Knight, c'est n'est pas tant le fait de l'adorable Danny, c'est avant tout et si et seulement si cette scène, et ce morceau - scène qui malgré Tim Burton fait jeu également troublant avec la scène de Frantic, grâce de toute évidence à Susan Janet en reine de la nuit qui ait le chien à en rendre à Grace, grâce à un slow le slow de tous les slows, heure de gloire de la ronflante carrière de Danny Elfman, slow comme celui de chez Polanski vertigineux de tango, pâmant de parfums d'ambre qui tordent le bide et tournent la tête, fripon comme une insolente veine à la base d'un cou fragile et qui miaule pour être déchiré, un slow dont la magie rendit Michelle Pfeiffer plus chienne que Liz Taylor-même ... Un slow qui doit être le seul morceau avec "Magic" de November Növelet que j'aie pu écouter vingt fois de rang parfois ... Comme on tourne, tourne, de plus en plus vite, à ne plus savoir pourquoi, à ne plus savoir rien.

1 commentaire:

ACC a dit…

Non seulement je prends du plaisir à te lire mais de plus, je parfais ma prose :) sinon the Dark knight a effectivement mis sa calotte à cet indétronable orfèvrerie du cinéma gothique, tout du moins concernant l'aspect psychologique du seul super héro que je considère comme une figure paternelle presque aussi importante que mon chéri géniteur. Après batman returns est délicieusement burtonien et reste une apogee personnelle dans la carriere du realisateur devenu bien fade et previsible depuis une decennie