jeudi 26 mai 2011

Zoroaster : matador

Rituel improbable sur une zone routière, en plein désert d'où vous voudrez, quelque part entre le crépuscule et l'aube.

Ce qui s'est réellement passé, j'en sais foutre rien.
Ce qu'ils ont foutu dans leur putain de bong, j'en sais foutre rien.

Tout ce dont je sais foutre quelque chose, c'est qu'alors le ciel s'est embrasé de mille couleurs, des tons les plus criards aux nuances les plus épicées, des mélanges les plus putrides aux nacres les plus radioactifs, tortillant et dansant dans une transe chimique entre les plis d'une bannière étoilée d'un éther d'obsidienne incrustée de pierres anormalement scintillantes ; au matin, trempé de sueurs froides avec au fond de la gorge, un curieux arrière-goût sucré et le vague souvenir de violente copulation en ombres chinoises ; plus personne, maintenant, sinon la plaine de sable maculée de noir brûlé et de mares d'essence arc-en-ciel, semblant renfermer les derniers souvenirs de cette nuit glacée dans le vieux cimetière indien parmi les aurores boréales.


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