lundi 27 juin 2011

Elitist : Fear in a Handful of Dust


Vous me connaissez : du diable si je suis du genre à inventer des styles musicaux qui n'existent pas, ou chez moi à ranger sur la même pile dans l'étagère des trucs pas supposés avoir à faire ensemble (par exemple, imaginons : Phobia, Dystopia, Amebix et Iron Lung).
Mais là, il va falloir pas tarder à inventer un cadre où réunir tous ces trucs émergeant dernièrement, ceux tellement ridiculement heavy que, quoique pour la plupart affiliables au sludge donc au blues, qu'ils bourrent ou qu'ils lanternent, ils sont intégralement dépouillés du moindre atome de groove - dans l'acceptation sensuelle, mammifère du terme, car pour peu qu'on ait reconnu Jésus pour son sauveur et le potentiel-groove d'une presse hydraulique, plus de tracas ; tellement improbablement balourds que, quoique pour la plupart affiliés à un noyau dur de nerf écorché, ils sont imperméables dans les deux sens à tout reliquat d'affect, tellement outrageusement violents avec le plus grand fanatisme qu'ils en font oublier tout fondement à cette violence et la célèbrent obtusément comme un baphomet de déchetterie ; tellement monumentalement aplatissants qu'ils en sont monumentalement aplatis, ergo monumentalement plats, et d'autant plus terrifiants en cela, ces trucs qui massacrent au concasseur king-size avec une placide bonhomie.
Dans cette pile, il devra y avoir Haarp, Weekend Nachos, The Acacia Strain, Admiral Angry, The Abominable Iron Sloth et Dragged Into Sunlight, pour pouvoir accueillir convenablement Elitist, qui a à peu près complètement expurgé les accélérations cursedcore de son premier e.p, et expurgé celles qui subsistaient de toute vie, donc, et se fraie en conséquence une entrée gourmande dans la montagne de pulpe cuite à la George Foreman.
Comme evil-semoule-core est trop classique, je propose bravoleveau.

2 commentaires:

Ikea a dit…

Assez d'accord même si je le trouve pas si aplatissant que ça. Aplatis, complètement. Morne, et qui creuse à la main.

gulo gulo a dit…

oui, je le disais ptèt pas tant pour l'effet produit que pour la dynamique en rouleau - à pâtisserie, compresseur, comme on préfère