vendredi 10 juin 2011

Meurtre : s/t

Meurtre porte bien son nom. Lorsque j'ai des envies de meurtre, j'écoute Meurtre.
Meurtre n'est pas sanguin comme Today is the Day, ni psychotique comme Brainbombs. Meurtre est plus insidieux que ça. Meurtre cache bien son jeu, et ses paroles alarmistes respirent les menaces de mort. Pis, sous la prose, une musique encore plus évocatrice, noise rock urbaine, mal famée, éthylique dans ce que les rapports à l'alcool ont de plus malsains : à te finir dans le caniveau comme une vieille pute défoncée au crack et à la batte de base ball. Meurtre sort un vinyl, on les y a probablement obligés : si Meurtre s'écoutait dans la rue, nous serions tous morts. Désormais Meurtre s'écoute isolé dans ses retranchements, en paranorama, et finalement, ça finira peut-être par devenir plus dangereux encore…
Allez j'avoue, j'ai bloqué sur la grésillante (interférences-messages subliminaux?) face A, la B calme le jeu, avec sa lueur d'espoir en son milieu, avant de sombrer dans le noir une dernière fois. Cette fois-ci, plus d'hésitation : sortez vos outils, sortez dans la rue, et que le carnage commence.


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