dimanche 5 juin 2011

Morbid Angel : Heretic


L'album jadis réputé le pire d'Angèle, et que des légions éplorées de fans bafouées dans leur tendre chair anale réenvisagent aujourd'hui pour se consoler de la perte de leur (adjectif possessif) idole chérie.
Là, je me sens rien qu'un peu, et doublement, blousé. D'une, je kiffe la vibez Illud, de deux, j'ai mêmement kiffé Heretic au premier regard - et regard il y a lieu, puisque l'artwork de la chose est remarquablement ... bleu ciel, bien plus que ne le laisse soupçonner la seule couverture. Mais, à nos moutons : je n'ai jamais réussi à me fourrer dans le citron ce qu'au juste on reprochait à Heretic : à part à la rigueur, paradoxe et défaut de sa qualité, de ressembler par trop à leurs serviles disciples de Mithras ? Parce que s'il est un album qui a été plus pompé que Felix Faure par tous les Morbid Angel-like loués de nos jours par les monomaniaques du brutal, c'est lui - et à juste raison : il est tout aussi vertigineusement morbidien que les autres, déjà par cette façon unique de, justement, vertigineusement toiser l'auditeur dès le premier morceau, des hauteurs inconcevables et perdues dans d'inimaginables cieux d'une aberrante et interminable cathédrale, pile de griffes, pignons et riffs, encore plus extra-terrestre même que l'encore animal Gateways ; Heretic crame les rétines comme la vue du soleil descendant moissonner la terre, à travers un vitrail impie qui donne aux infortunés le contemplant l'ouïe pour entendre l'obscénité métaphysique des rouleaux de canines coralines, et des multiples effractions de leurs enveloppes corporelles par où il vient festoyer de leurs plus intimes pulpes iridescentes ... Enfin bref, on a saisi le tableau général, je vais pas vous tricoter tout le synopsis, on a tous déjà assisté à une apocalypse : sachez que celle-ci est une sacrée foutue partouze byzantine.

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