mercredi 8 juin 2011

Vastum : Carnal Law


Série Z, troisième école : le mormétal pyramidal. Tel Morbid Angel dans un tout autre registre, Vastum vous transporte à la perfection dans les inépuisables couloirs et salles, éclairées par les grimaces des torches, d'un tombeau de roi-sorcier égyptien tout mal fait, dont les murs et le salpêtre suitent autant le malsain d'un vieux Mario Bava que celui d'un vieux Slayer, pleins qu'ils sont de vieux minotaures vicelards à la rêche pelure mal cousue aux entournures, quelques momies pour faire grincer un peu de doom-death ensablé dans leur thrash mythologique occulte et pataud, aussi torride et huileux que la fumée des cœurs mis à griller sur les braseros : un disque réjouissant comme un vieux jouet en bois farci partout de tirettes, de coulisses et de manivelles pour actionner toutes les sortes de chausse-trappes, de herses et de gorgones à ressort qu'on peut rêver. Pour regarder avec régal s'y faire équarrir et démembrer tous les Conan qu'on peut rêver.
Le mormétal, c'est offrir la joie à notre part enfant, aussi. D'ailleurs, même si vous ne lirez ceci que mercredi, comme il est en fait dimanche et que j'ai bien travaillé, je m'en vais me découper une part de gâteau au chocolat.

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