mardi 28 juin 2011

Weekend Nachos : Worthless


Je vous causais tout récemment en contrebas, parmi d'autres, des Weekend Nachos, mais avec ce disque ils se présentent peut-être comme les pires de tous.
Weekend Nachos passent dans les cercles informés pour du power-violence ; je ne m'étendrai pas sur la question, moi qui n'ai jamais bien compris comment on caractérisait cette chose qui est censée rendre compte également d'Iron Lung et de Yacopsae.
Ce qui frappe avec Weekend Nachos et encore plus avec Worthless, ce sont bien entendu les décélérations, qui n'ont rien de sludge tant elles sont dénudées de toute larme de blues, tant elles ne sont basiquement que des décélérations, mécaniques et infaillibles, et surtout plus basiquement encore que du brutal dégazage de méthanier dans les valvules de l'auditeur déconfit ; mais en réalité, même les parties grindopunk-truc dont je présume qu'elles valent au machin l'appellation dont il est question plus haut, n'ont plus rien de rock'n'roll, avec leur riffing platement toxique sans aucun romantisme, rien ici n'a même l'oxygénante abstraction martialo-sadomaso d'Admiral Angry ou l'ultrapesanteur nonsensique de The Acacia Strain, les larsens même pas sinistres, mais seulement fait d'indifférente brutalité industrielle parfaitement stable et huilée, le signal de standby du transpalette avant une nouvelle bennée de veauisme pétri d'autant de violence beatdown gratuite que d'inhumanité digne de Mechanics of Dysfunction.

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