lundi 6 juin 2011

Wu-Tang Clan : The W


Afin de ne pas davantage se surpeupler le transit avec les real compreneurs du hip-hop que je ne fais avec les authentiques du metal : je n'aime pas, que ce soit dit, le premier Wu-Tang Clan. M'emmerde. Jusqu'au point qui nous intéresse, quand ils sont tous réunis ils sont pour moi seulement le groupe de Wu-Tang Forever - et j'ai le triste devoir de vous apprendre que je ne le fais même pas exprès pour presser le vôtre, de transit : c'est là une élection qui date de 98, je ne connaissais alors pas internet ni le moindre avis sur ce disque que j'avais raflé à la médiathèque.
Voilà, on peut à présent parler musique, et de ce W conseillé par Mondkopf - lequel y voit une curieuse parenté de son, en producteur qu'il est, avec les travaux de Burial. Je me contenterai quant à moi d'admettre, en coquet que je suis, une couleur scornienne à la chose, puisque je me fais un principe de ne point entendre de dubstep.
Mais c'est avant tout à Hell on Earth que renvoient les glaciaux et osseux échos de monde souterrain et d'entrepôts désolés du W ; Hell on Earth dont il est une manière de version ultra-soul si l'on veut, RZA oblige, aux moues nocturnes parfois oniriquement proches du trip-hop très encre de chine de Pressure Drop ; ce qui veut dire all that jazz, bien sûr ; mais ce qui veut dire, non moins sûrement, que les protagonistes si smart de ce film noir entre poubelles et tripots derrière des tentures chinoises, ont déjà tous leurs ombres projetées et figées de l'autre côté du fleuve, underground, aux bons soins de Charon, ainsi que le veut le fatum dans toute bonne tragédie grecque - Carlito's Way et The Big Doe Rehab en tête ; quel est cet étrange vent dans ta voix qui sonne si creux, et tout ce qui s'ensuit ...
Downtown, ils disent, uh ? La ville basse, en effet.

3 commentaires:

EyeLo a dit…

C'est le monde du dessous ouai, presque Blade côté méchant noctambule en costard en fait

gulo gulo a dit…

citer Blade où je cite L'Impasse ... tu veux ma mort !

EyeLo a dit…

trop de cuir...trop de cuir... Ghost dog, à la limite