mardi 26 juillet 2011

Baring Teeth : Atrophy


Rarement musique est-elle aussi fluide (surtout si elle balance entre deathjazz et noisemath, mais passons, ce sont considérations d'intérêt nul) ... Baring Teeth coule comme de l'eau, de l'eau qui laverait Through Silver in Blood ou The Destroyers of All de sa douleur, la faisant beauté pure, ferait des ses plaies les crevés de superbe satin cramoisi d'un manteau d'écailles sombres pour aller au cabaret, lustrerait ses noirs à y faire piquer des bains de minuit. Atrophy lapide avec le violent babil de l'unique album de Robinson, comme qui lacère de fulgurants ricochets le tranquille mercure de la marée au crépuscule. Baring Teeth disloque avec toute la paisible liquidité que le vocable suggère, mais mieux, Baring Teeth désaltère. C'est inespéré.

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