samedi 9 juillet 2011

Mercyless : Coloured Funeral


Trivialement, voire objectivement, on a ici affaire à un gros congrégat gris de patafix fait d'écrasures de Covenant, Forest of Equilibrium, The Rack, Heartwork, et du plus malgracieux, myodégénérescent et, disons le, death, des Godflesh : Selfless bien entendu. Comment la convergence de toutes ces choses qui rivalisent en laideur aboutit à une étrange mais frappante beauté, ça, c'est la classe française.
Au niveau plus poétique de la réalité, on a une épouvantable froidure gluante comme d'une stalactite qui vous goutte libidineusement dans le col, une prestance aussi féline qu'elle est cadavérique, une horreur baroque aussi limpide et adamantine que poussiéreuse - mon dieu cet interlude à la guitare classique, quelle ignominie ! Tout à fait le genre de manoir Renaissance où l'on s'attend à voir des immondices Harkonnen/Clive Barker de type ci-contre surgir des miroirs.
Une splendeur sans merci.

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