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Affichage des articles du août, 2011

Yell Fest, 27/8/11, Le Loup dans la Bergerie, Chamballon

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Cadre idyllique en tous points, si ce n'est qu'en Lozère, en août, Winter is Coming.


Denizen : idéal pour les dix-huit heures qui sonnaient et pour ouvrir les débats : stoner joué façon rockin' core volcanique, avec juste un assez important problème d'ordre chanteur.

Verdun : pas idéal pour le jour encore levé et jouer les seconds levers de rideau, donc un peu de peine à rentrer dedans, mais finalement encore une fois la grosse tarterie : leurs riffs faussement wizardiens et faussement presque post-hxc dévoilent de plus en plus un subtil surnaturel à la limite du emburyien, du Lock Up au ralenti par flashes, et pas seulement à cause d'un chanteur proche de Tompa, lorsqu'il ne part pas dans de froides incantations ; les morceaux, épiques et méchants, sont tout ce qu'aurait dû être Morne si Jeff s'était pas viandé, en fait. Les cervicales ne sont plus qu'un souvenir - un douloureux.

Pord : j'avais dû trop focaliser sur la guitare la première fois…

Today is the Day : Kiss the Pig

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Je voudrais réellement pisser copie plus pertinente et contondante que le machin tout naze qui pourrit quelque part dans nos combles, mais encore et toujours, le seul mot qui me vient est :

abominable.

La parole est à vous.

The Rapture : In the Grace of your Love

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Un nouvel album des toujours plus aigrelets et jérémiards Rapture qui va sans coup férir éveiller dans son sillage une palanquée de questions aussi stériles que : est-ce que c'est encore indie, est-ce que c'est presque du Scissor Sisters, est-ce que c'est déjà du Wham!, est-ce que c'est encore tout de même dance-punk, ou surtout Bee Gees grincheux, est-ce que S.A.S Zola Jesus a suffi à réhabiliter "Close to Me", est-ce qu'il est acceptable que j'écoute un truc aussi naïf et kremly, du Hot Chip caillé, du Suede au citron vert, de la house grêle et biscornue, est-ce que ce "Let me hear that song" dans "How deep is your love ?" et sa mélodie sont bien le patent hommage qu'il semble à ce cher vieux Sisqo, est-ce que "Blue Bird" et son accordéon sont ou non plus ringards que l'album solo de John Lydon - et, surtout, surtout, la plus malhonnête : est-ce que c'est beau ?

Hateful Abandon : Move

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Strictly for goth-friendly and goth-suspected people. Sur leur album précédent, les pas-tout-à-fait-ex-beumeux d'ex-Abandon pouvaient encore faire illusion avec la relative élégance de leur virage Joy Division, et ne pas tout à fait indisposer ceux-là qui tolèrent des trucs limites tels que The Gault.
Plus maintenant. Foin de cette sobriété, lorsqu'ici on pense encore à Joy Div, c'est à un Joy Div repris par un groupe de grouft-rock bien tartignolle - mais on aura également pendant Move tout le temps de penser à un Killing Joke très très maquillé, à des Sisters au baryton bien larmoyant et trémolant, voire carrément à Usherhouse, et à "The Light Pours out of Me", bref toutes sortes de choses bien baveuses et dignes d'un groupe de bœufs pas-tout-à-fait-ex-chevelus, qui n'ont jamais autant paru à leur élément dans ce florescent bouillon de culture à trucs de chiottes.
Nul besoin d'en dire tellement plus, ceux qui se connaissent sauront quoi espérer e…

Flotsam and jetsam : No place for disgrace

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On imagine sans peine le frêle auditeur de ce disque, penaud comme une vierge effarouchée devant un Rocco au mieux de sa forme. Et on la comprend, la pauvre bougresse. De même c'est avec mansuétude et compréhension que nous autres, hommes de sagesse et d'expérience, murmurons entre nous à propos de l'auditeur sus-mentionné un simple "il va prendre cher, le salaud". Car en fait de rondelle, c'est la sienne qui va pas être à la fête. Flotsam, c'est des hommes qui jouent une musique d'homme, pour les hommes qui aiment, oui, peut-être aussi parfois, les hommes. Mais pas uni-queue-ment. Car que tu sois homme, femme, chien, volaille, ou table basse, tu vas prendre cher mon salaud. Meilleur moment pour écouter le disque : seul devant son miroir, en s'aspergeant violemment le torse d'eau d'aqua vulva.

Mitochondrion : archaeaeon

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Kalte Farben : Opium

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Ah bah on en a mangé, du wannabe Skinny Puppy, du copieur à l'arcade sourcilière aussi proéminente que solitaire, du qui sue sur la copie, laquelle n'a déjà pas besoin de ça pour indisposer l’œil ... L'héritage, naturellement, était davantage à trouver chez des groupes qui n'en avaient pas les gimmicks, plutôt la densité toxicologique de dimensions et de grains, comme par exemple ... ?
Kalte Farben, gagné.
L'esprit tourmenté en avait autant à voir avec le voodoo-strangulectro d'un Pain Station chargé des plus lourdes volutes de Converter (aka Exit Ritual) et la dark-wave psyché baudelairienne de Das Ich époque Staub, et peu à faire de tenir fermement le cap d'une structure chansonnière : on dérive au long des pesants mouvements des blocs d'ouate dans les poumons et des masses hallucinatoires touffues qui obstruent l'horizon orageux, parmi des voix qui non moins que les beats s'abîment et se pulvérisent dans les failles de spleen toxique mang…

Suicidal Tendencies : How will I laugh tomorrow ?

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Point de second couteau ici, pour une fois. Plutôt un couteau à steak, de ceux seuls capables d'attaquer la bidoche de la cantine. Si bien sûr on admet pour cela que ces trucs calcinés avaient encore quelque chose à voir avec le monde animal, tant ils se rapprochaient souvent du mineral. Dénigrer cet album, c'est comme se faire une tartine de foie gras et dire qu'il est pas mauvais ce pâté. C'est se prendre pour Tony Montana et porter du Sergio Tacchini. Autrement dit, c'est ne rien avoir compris au film. Meilleur moment pour écouter le disque : en roulant vers la plage, mais uniquement pour ceux qui cette année ont pris leurs vacances en Aôut.

Morbid Angel : Domination

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Point ne cèderai à la présente pulsion de le déclarer meilleur album d'Angèle, car point ne cautionne ce principe auto-indulgent que les albums les plus mieux sont ceux qui demandent le plus d'efforts à agripper et piner - et dieu sait que j'ai dû lui jouer les crampons, à ce rose machin, avant de parvenir à le grimper.
Parce que sorti des deux évidents tubes, accroche-toi, justement, pour y trouver des aspérités, tellement c'est informe dans toutes les directions. Doumé, en fait, c'est l'album boursouflé de Morbid, plus encore que Mouloud ou FFF, c'est quelque chose comme l'entre-digestion de Sacrosanct Bleeds et Incipit Satan (soit deux magnifiques proliférations boursoufliennes, pour les béotiens), comme eux incrédible collection d'extravagances injustifiables sur tout le territoire de cet univers-ci, c'est une somptueuse psychédélie bougonne, une grondante et collante atmosphère d'orage qui couve, un pesant avant-orage d'été comme u…

All Pigs Must Die : God is War

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Ben Colère, monstrueux batteur d'un Converge en pente douce et qui pourrait trouver là son nouvel exutoire ; un mec des flippants Hope Conspiracy, qui traînent beaucoup trop à publier la suite.
On pourra pas dire que je suis pas gentil, j'ai encore cherché à trouver de l'intérêt à ce qu'ils branlent, sous cet emballage très Deicide (non ?).
Vraiment.
Longtemps ? non. Faut pas déconner.

Opeth : Watershed

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L'on conçoit sans la moindre peine comment il y a toutes raisons de conchier Opeth, paradigme flatulatoire de tout ce que le métalleux, passereau commun, peut avoir de puant en ce qu'il, non pas ne parle que de ce qu'il sait ce qui encore serait modeste à défaut de faire rêver, mais avant tout, horreur, sait de quoi il parle - toute la dimension "zicos qui touche", en somme, toute la qualité d'un soin professionnel pour vos cheveux, ça va de pair. Mais là ... là.
Là on a gavé de voix claires sonnant comme Patton un balai carré dans le fion et qui chante l'amour courtois avec l'infecte délicatesse philosophe de MJ Keenan, et qui du coup passe super mieux que l'original et son sarcasme gominé, gavé de guitares acoustiques qui te croquent un Moyen-Âge de science-fiction une vraie pochette de Yes, gavé de mélodies sidérales plusqueneuneus intolérablement neuro-adhésives (à la limite du Pantheist ou du Paradise Lost, c'est dire) ... J'en oubl…

Drakar : Let Draka

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Mazette, cette jaquette, êtes-vous en train de vous dire, n'êtes-vous pas ? La tonalité "Quand on arrive en ville" - "Run Like Hell" pour les plus francophobes saintes nitouches d'entre vous - inhérente au heavy-protothrash tricoté par Drakar, en prend immédiatement un succulent sur-relent occulte et luminescent, digne d'un épisode de Deux Flics à Miami à Prague, dans la vieille ville canaille et nécromante, surtout habillé comme est l'album de riffs sautillants comme du Amebix aux longues et fines canines molles, et, forcément, par le chant en tchéquo-magyar - ces braves peuplades m'excuseront, j'ai tendance à les mélanger, les Root, les Master's Hammer, les Tormentor, dans ma béate joie de ces visqueuses et gazouillantes syllabes à la libidinosité aussi acide qu'elle est slave - non moins encore que par les traînées de salive scintillantes des leads à califourchon sur la crête qui sépare Trey Azagthoth de Mark Knopfler, taillés p…

Impetuous Ritual : Relentless Execution of Ceremonial Excrescence

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Oui : force m'a été de constater - navrance ! - qu'il ne figurait ici que sous la forme d'une vignette dans un palmarès de la fin de son année de sortie - le disque qui fait passer le dernier Portal - ils peuvent se permettre, aussi : ce sont les mêmes auteurs - pour un David Fincher.
Si vous ne vous êtes jamais demandé si vous aviez envie de sentir des centaines d’œufs d'araignée éclore dans votre chair débile, il n'est pas trop tard pour agrandir béante votre ouverture d'esprit - et vous faire glacer comme un éclair, à la bave d'Ignominie Immondément Ineffable et Informe.
Un disque figeant et gluant comme pas deux, oui, gravement.

Overkill : Years of decay

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Et ce disque là, c'est de la merde peut-être ? Parce qu'un disque comme ça, que tout le monde s'en branle, c'est bien simple moi ça m'énerve rien que d'y penser. C'est pourtant doux et discret comme le duvet d'un thrasheux allemand des anées 80, avec en prime cette classe primesautière que seule pourrait lui envier cette façon qu'avaient les filles cools de ramener leurs tignasse en palmier au dessus du crâne à la même époque. Vous l'avez compris, cette galette sort tout droit de l'âge d'or du metal, ces années où le ringard ne s'appelait pas encore kitsch, et où tout était possible en matière de provocation idiote et de naïveté qu'on ne pourrait pas même qualifier d'infantile, au mieux de prénatale. Bref, je profite de l'occasion pour vous demander ici une minute de silence afin d' honorer la mémoire de Ronald Reagan, sans le gouvernement duquel le thrash ne serait pas ce qu'il est. Sans lequel le thrash ne sera…

Enslaved : Vikingligr Veldi

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Culte. Un mot qui revient souvent concernant le premier album d'Enslaved. Genre c'est leur meilleur disque, ils étaient super jeunes et tout ça. Comme le premier Satyricon si vous voulez. Mon avis ? Vikingligr contient en germe tout ce qu'on retrouvera par la suite dans la Grutle family, du clavier confiture de fraise jusqu'à la basse évidemment funky. Contrairement à leurs dernieres productions, ce disque a visiblement la faveur des true. Oui, bon peut-être. Ok, c'est glacial et tout le tralala, bref que des trucs dont on se tape. Enslaved, c'est surtout la banane haribo du black metal, tout en sucre et goût acidulé. Vikinglir, c'est la mélodie, c'est le rock'n'roll. Et le rock'n roll, c'est la vie. D'aucuns cherchent de l'eau sur Mars pour démontrer qu'il y a de la vie sur ce foutu caillou rougeâtre. Moi je dis, si on cherche la vie, faut chercher des perfectos et des côtes de porc. Enfin, pour la forme de vie qui m'int…

Nick Blinko : Visions of Adrian 37th

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Ici un homoncule se pend à un croissant de lune grimaçant; là un arbre s’enfuit, des points d’interrogations dans les yeux. Ici les portées musicales deviennent kabbalistiques; là trois vierges grecques adorent un soleil noir. Et puis un poisson-fossile, et puis un chat de l’enfer, et puis un home-crabe défiguré, et puis un homme à tête d’arbre, et puis des créatures oblongues aux membres écartelés. Et puis un crâne-volve-d’amanite. Et puis des crânes encore... 173 planches tantôt sur fond d’empilement de quadrilatères nus, noircis, striés tantôt sur fond de mots enchevêtrés, répétés à l’infini d’une écriture minuscule. Desbrides de phrases butent et rebondissent entre deux falaises escarpées. Gribouillis rachitiques. Douloureuse hémophilie du verbe. Échos de bégaiements. Tunneling mental aléatoire.

Do you know who I am not ?

Bong Ra : Soldaat Van Oranje

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Bong Ra, c'est la tangibilité de ce qu'est l'art du dj. Si je devais commencer à namedropper à froid toutes les sensations que charrie Soldaat van Oranje, vous ne manqueriez pas d'imaginer une compilation de clins d’œil et une démonstration de virtuosité, un peu à la parade, un peu comme le second Horrorist, une séance de diapos en somme ; ce n'est pas ce dont il s'agit ; l'art du bon dj se reconnaît à ce qu'on ne reconnaît pas les morceaux qu'ils utilise à son gré, comme matériaux dans l’échafaudage de sa créature à lui, masse obscure, organisme autonome - qui comme texture, qui comme idée d'une courbe, qui encore comme familière charpente, qui ailleurs comme imperceptible ombre ... Toutes les références que je pourrai utiliser ne seront que les termes que peut la langue métaïenne qui est la mienne, pour tâtonner à cerner la chose singulière, virevoltante et à la météorologie rigoureuse, qu'est ce disque.
Considérez vous donc comme informé…

Arthur H : Sans titre

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Ce disque c'est un peu finalement comme le premier album de Tool : c'est rapidement devenu emmerdant après, mais là, avant la ruée des touristes et le petit train, ça baisait un peu dans tous les recoins, ça se pelotait et se malaxait convulsivement sans souci de jolieuserie. A l'époque la musique d'Arthur H ne s'adressait pas aux fans de Caro et Jeunet et Thomas Fersen et toutes choses décalées, Arthur H avait des goûts et des odeurs, ça oui, culottes de la veille, cuite au cognac, clope tiède, maquillage vulgaire qui fait des paquets et donne une saveur âcre aux galoches insistantes, c'était du disque ce qui s'appelle chargé, à l'époque on aurait presque eu envie d'écouter du jazz, cette musique qui avait toujours la voix de qui parle avec la fumée d'une bouffée de clope autour des mots, cette musique qui promettait de vous transporter là où l'on vit les scènes qu'on ne voit jamais, avec Rossy de Palma, dans les films de Marco Ferreri…

Psychopomps : Fiction Non Fiction

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Dieu bénisse les soldeurs. A l'époque, j'avais un gros petit faible bien compréhensible pour les Pomps et leur jobarderie (il faudra bien un jour que l'un ou l'autre vous parle de l'inénarrable 666 Nights in Hell), mais j'étais aussi intraitablement sérieux que le Gringo sur la noirceur de mon electro-dark, nom d'un grouft en bois ! j'ai détesté.
Les Sickos, leurs destinées toujours étrangement liées à celle de Claus Larsen, prenaient alors comme ce dernier un virage Nine Inch Nails - en l'occurrence un qu'on pouvait trouver, au moins en apparence, encore plus évident et littéral ; et surtout en quatre fois plus guimauve, quand Leaether Strip lui tentait du moins de sauver les meubles d'un certain gothisme bien rigide aux articulations.
Des années plus tard, à la faveur d'un tout petit prix, c'est la reddition pleine et entière. Nine Inch Nails, certes, sans rien à y envier question feuilleté de textures, de guitares alien, de joail…

Sarkoma : integrity

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La volée à laquelle on n'aurait pu échapper si Helmet avait joué de la fusion, ni plus ni moins ...
Moins show off et gangsta qu'Infectious Grooves mais tout aussi velu du dandinomatique, trapu à la façon d'un Pantera rincé de tout son grand-guignol heavy metal, le disque, ultra-dru à travers son brouillard noisy coupant, sorte de version hardcore vieille école d'Evil Empire, est aussi funky qu'un ballon prisonnier avec un sac de ciment pour faire la balle. Et décrasse au moins autant.