samedi 6 août 2011

Bong Ra : Soldaat Van Oranje


Bong Ra, c'est la tangibilité de ce qu'est l'art du dj. Si je devais commencer à namedropper à froid toutes les sensations que charrie Soldaat van Oranje, vous ne manqueriez pas d'imaginer une compilation de clins d’œil et une démonstration de virtuosité, un peu à la parade, un peu comme le second Horrorist, une séance de diapos en somme ; ce n'est pas ce dont il s'agit ; l'art du bon dj se reconnaît à ce qu'on ne reconnaît pas les morceaux qu'ils utilise à son gré, comme matériaux dans l’échafaudage de sa créature à lui, masse obscure, organisme autonome - qui comme texture, qui comme idée d'une courbe, qui encore comme familière charpente, qui ailleurs comme imperceptible ombre ... Toutes les références que je pourrai utiliser ne seront que les termes que peut la langue métaïenne qui est la mienne, pour tâtonner à cerner la chose singulière, virevoltante et à la météorologie rigoureuse, qu'est ce disque.
Considérez vous donc comme informés que l'analyse chimique de SvO pourra déceler des traces de hard occvlt oriental break à la Hecate, de bombardement martien à la Venetian Snares, de hip-hop vaudou militariste à la Rubberoom, de Dälek H8000 (encore plus bath que rapper en allemand ? rapper en néerlandais), de horrorotterdamcore où Panacea fricote avec Das Ich et :Wumpscut:, de Dizzee Rascal smurfant sur la tourelle d'un tank ... Et des traces de vous vitrifiés sur les parois.

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